l'amendement n° 771 de M. Kervran et l'amendement identique suivant après l'article 12 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
De quoi il s'agit
Sur quoi porte ce vote
Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen. Il porte le n° I-771 et insère un article après l'article 12.
Ce que l'amendement propose
Le présent amendement vise à introduire dans le code du tourisme une définition juridique des gîtes ruraux et à les exclure du champ d’application des mesures fiscales issues de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale.
Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.
Ce qui a été décidé
Adopté — l'amendement a été intégré au texte.
Le présent amendement vise à introduire dans le code du tourisme une définition juridique des gîtes ruraux et à les exclure du champ d’application des mesures fiscales issues de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale.
Lire l'exposé complet (408 mots)
Le présent amendement vise à introduire dans le code du tourisme une définition juridique des gîtes ruraux et à les exclure du champ d’application des mesures fiscales issues de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l’échelle locale.
En effet, cette proposition de loi portée par les députés Annaïg Le Meur et Inaki Echaniz, qui a conduit à réduire l’abattement fiscal applicable aux meublés de tourisme (de 71 % dans la limite de 188 700 € à 50 % dans la limite de 77 700 € pour les meublés classés), poursuit des objectifs légitimes de régulation des locations de courte durée et de lutte contre l’attrition locative dans les zones tendues. Toutefois, son application indifférenciée aux gîtes ruraux et chambres d’hôtes produit des effets de bord importants pour les propriétaires de ces structures, dont l’activité, très majoritairement implantée en zone rurale, ne contribue en rien à la tension du marché locatif.
Ces hébergements, gérés pour l’essentiel par des particuliers ou des exploitants agricoles, constituent au contraire un levier essentiel du développement local. Le réseau Gîtes de France génère 2,2 milliards d’euros de retombées économiques globales chaque année, dont 530 millions d’euros de retombées fiscales et sociales annuelles directes et indirectes pour l’État et les collectivités. Il représente par ailleurs plus de 31 500 emplois équivalents temps plein et près de 850 millions d’euros d’investissements annuels dans la création, la rénovation et l’entretien du patrimoine, au bénéfice des artisans, TPE et PME locales.
Conscients de cette spécificité, les corapporteurs du texte avaient exprimé leur souhait d’exclure les gîtes ruraux du champ d’application de la loi. Cette intention n’a toutefois pu être concrétisée faute de définition juridique de cette catégorie d’hébergements dans le code du tourisme.
Le présent amendement propose donc de combler ce vide en consacrant une définition légale des gîtes ruraux, alignée sur le régime des meublés de tourisme, mais assortie de critères spécifiques (maison ou petit immeuble hors d’une métropole, respect de signes de qualités officiels reconnus par l’État). Cette clarification permettra de distinguer les gîtes ruraux et chambres d’hôtes des meublés touristiques urbains et des plateformes type Airbnb, et de préserver une activité essentielle à la vitalité économique et au maintien de l’accueil touristique en zone rurale, sans remettre en cause les objectifs de régulation poursuivis dans les zones tendues.
Cet amendement a été travaillé avec la Fédération Nationales des Gîtes de France.
Le texte exact de l'amendement
I. – Le 1 de l’article 50‑0 du code général des impôts est ainsi modifié :
1° Le 1° est complété par les mots : « , autres que ceux mentionnés à l’article L. 324‑6 du code de tourisme et au 2° du I de l’article 1414 bis du présent code ; » ;
2° Au 1° bis, les mots : « aux 1° et 2° » sont remplacés par les mots : « au 1° ».
II. – Le chapitre 4 du titre II du livre III du code du tourisme est complété par une section 3 ainsi rédigée :
« Section 3 :
« Gîtes ruraux
« Art. L. 324‑6. – Les gîtes ruraux sont des meublés de tourisme au sens des articles L. 324‑1‑1 et D.324‑1‑1 du code du tourisme. Ils respectent des signes de qualité officiels reconnus par l’État et définis par décret, faisant l’objet de contrôles réguliers par les organismes gestionnaires. Les gîtes ruraux répondent en outre aux caractéristiques cumulatives suivantes :
1° Être une maison indépendante ou un appartement situé dans un bâtiment comprenant quatre habitations au plus ;
2° Ne pas être situé sur le territoire d’une métropole au sens de l’article L. 5217‑1 du code général des collectivités territoriales. »
III. – La perte de recettes résultant pour l’État du I ci-dessus est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles L453‑45 à L453‑83 du code des impositions sur les biens et services.
C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.
Ce scrutin portait sur cet amendement et sur d'autres, identiques, déposés par d'autres élus — c'est ce que dit son intitulé. L'Assemblée ne nomme que le premier d'entre eux ; les autres ont le même texte et chacun son exposé sommaire.
59 pour, 34 contre
Et vous, comment auriez-vous voté ?
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Qui a voté quoi
| Groupe | Répartition | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Effectif |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RNen tête : abstention (45 voix exprimées sur 123 membres) | 0 | 0 | 45 | 0 | 123 | |
| EPRen tête : pour (18 voix exprimées sur 91 membres) | 18 | 0 | 0 | 1 | 91 | |
| LFI-NFPen tête : contre (20 voix exprimées sur 71 membres) | 3 | 16 | 1 | 0 | 71 | |
| SOCen tête : pour (17 voix exprimées sur 69 membres) | 17 | 0 | 0 | 0 | 69 | |
| DRen tête : pour (10 voix exprimées sur 49 membres) | 10 | 0 | 0 | 0 | 49 | |
| ECOSen tête : contre (7 voix exprimées sur 38 membres) | 0 | 7 | 0 | 0 | 38 | |
| DEMen tête : contre (9 voix exprimées sur 36 membres) | 0 | 9 | 0 | 1 | 36 | |
| HORen tête : pour (9 voix exprimées sur 34 membres) | 8 | 0 | 1 | 0 | 34 | |
| LIOT | 1 | 0 | 1 | 0 | 22 | |
| GDR | 0 | 0 | 0 | 0 | 17 | |
| UDDPLRen tête : pour (2 voix exprimées sur 16 membres) | 2 | 0 | 0 | 0 | 16 | |
| NIen tête : contre (2 voix exprimées sur 9 membres) | 0 | 2 | 0 | 0 | 9 |
Élu par élu
| Député·e | Groupe | Circonscription | Vote |
|---|---|---|---|
| Maxime Amblard | RN | Meuse, 1ʳᵉ circonscription | Abstention |
| Christophe Barthès | RN | Aude, 1ʳᵉ circonscription | Abstention |
| Romain Baubry | RN | Bouches-du-Rhône, 15ᵉ circonscription | Abstention |
| José Beaurain | RN | Aisne, 4ᵉ circonscription | Abstention |
| Frédéric Boccaletti | RN | Var, 7ᵉ circonscription | Abstention |
| Pascale Bordes | RN | Gard, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Joël Bruneau | LIOT | Calvados, 1ʳᵉ circonscription | Abstention |
| Eddy Casterman | RN | Aisne, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Marc de Fleurian | RN | Pas-de-Calais, 7ᵉ circonscription | Abstention |
| Jocelyn Dessigny | RN | Aisne, 5ᵉ circonscription | Abstention |
| Edwige Diaz | RN | Gironde, 11ᵉ circonscription | Abstention |
| Sandrine Dogor-Such | RN | Pyrénées-Orientales, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Auguste Evrard | RN | Pas-de-Calais, 8ᵉ circonscription | Abstention |
| Frédéric Falcon | RN | Aude, 2ᵉ circonscription | Abstention |
| Emmanuel Fouquart | RN | Bouches-du-Rhône, 13ᵉ circonscription | Abstention |
| Frank Giletti | RN | Var, 6ᵉ circonscription | Abstention |
| Antoine Golliot | RN | Pas-de-Calais, 5ᵉ circonscription | Abstention |
| José Gonzalez | RN | Bouches-du-Rhône, 10ᵉ circonscription | Abstention |
| Florence Goulet | RN | Meuse, 2ᵉ circonscription | Abstention |
| Géraldine Grangier | RN | Doubs, 4ᵉ circonscription | Abstention |
| Monique Griseti | RN | Bouches-du-Rhône, 1ʳᵉ circonscription | Abstention |
| Marine Hamelet | RN | Tarn-et-Garonne, 2ᵉ circonscription | Abstentionpar délégation |
| Timothée Houssin | RN | Eure, 5ᵉ circonscription | Abstention |
| Sébastien Humbert | RN | Vosges, 4ᵉ circonscription | Abstention |
| Hélène Laporte | RN | Lot-et-Garonne, 2ᵉ circonscription | Abstentionpar délégation |
| Robert Le Bourgeois | RN | Seine-Maritime, 10ᵉ circonscription | Abstention |
| Marine Le Pen | RN | Pas-de-Calais, 11ᵉ circonscription | Abstention |
| Gisèle Lelouis | RN | Bouches-du-Rhône, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Julien Limongi | RN | Seine-et-Marne, 4ᵉ circonscription | Abstention |
| René Lioret | RN | Côte-d'Or, 5ᵉ circonscription | Abstention |
| Philippe Lottiaux | RN | Var, 4ᵉ circonscription | Abstentionpar délégation |
| David Magnier | RN | Oise, 7ᵉ circonscription | Abstention |
| Claire Marais-Beuil | RN | Oise, 1ʳᵉ circonscription | Abstention |
| Patrice Martin | RN | Seine-Maritime, 6ᵉ circonscription | Abstention |
| Kévin Mauvieux | RN | Eure, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Pierre Meurin | RN | Gard, 4ᵉ circonscription | Abstentionpar délégation |
| Serge Muller | RN | Dordogne, 2ᵉ circonscription | Abstention |
| Béatrice Piron | HOR | Yvelines, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Lisette Pollet | RN | Drôme, 2ᵉ circonscription | Abstention |
| Stéphane Rambaud | RN | Var, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Julien Rancoule | RN | Aude, 3ᵉ circonscription | Abstentionpar délégation |
| Béatrice Roullaud | RN | Seine-et-Marne, 6ᵉ circonscription | Abstention |
| Anaïs Sabatini | RN | Pyrénées-Orientales, 2ᵉ circonscription | Abstention |
| Aurélien Saintoul | LFI-NFP | Hauts-de-Seine, 11ᵉ circonscription | Abstention |
| Emeric Salmon | RN | Haute-Saône, 2ᵉ circonscription | Abstention |
| Jean-Philippe Tanguy | RN | Somme, 4ᵉ circonscription | Abstention |
| Thierry Tesson | RN | Nord, 17ᵉ circonscription | Abstention |
| Lionel Tivoli | RN | Alpes-Maritimes, 2ᵉ circonscription | Abstention |
48 député·e·s affiché·e·s sur les 143 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.
Mises au pointMise au point. Déclaration faite après un scrutin par un parlementaire estimant que son vote a été mal enregistré, ou qu'il aurait voulu voter autrement. Elle est publiée au Journal officiel mais ne modifie jamais le résultat. lexique →
Laurent Alexandre a déclaré après le scrutin avoir voulu voter contre — son vote enregistré est « pour ».
Christophe Bex a déclaré après le scrutin avoir voulu voter contre — son vote enregistré est « pour ».
François Piquemal a déclaré après le scrutin avoir voulu voter contre — son vote enregistré est « pour ».
Aurélien Saintoul a déclaré après le scrutin avoir voulu voter contre — son vote enregistré est « abstention ».
Ces déclarations sont publiées par l'Assemblée mais ne modifient pas le résultat du scrutin. Elles ne sont donc comptées dans aucun des chiffres de cette page.
Sources de ce scrutin
Compte rendu officiel
Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.
assemblee-nationale.fr ↗Scrutin demandé par
Président du groupe "Ensemble pour la République"
Président du groupe "Horizons & Indépendants"
Identifiant
VTANR5L17V3814
Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS
Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.