le sous-amendement n° 4053 (rect.) de M. Ray à l'amendement n° 3058 de M. Juvin à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
De quoi il s'agit
Sur quoi porte ce vote
Un sous-amendement — une modification proposée à l'amendement n° I-3508, lui-même déposé sur un texte en cours d'examen. Il porte le n° I-4053 (Rect) et modifie l'article 36.
Ce que l'amendement propose
Ce sous-amendement vise à exclure la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques du plafonnement des taxes affectées proposé par le rapporteur général.
Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.
Ce qui a été décidé
Rejeté — l'amendement n'a pas été retenu.
Ce sous-amendement vise à exclure la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques du plafonnement des taxes affectées proposé par le rapporteur général.
Lire l'exposé complet (457 mots)
Ce sous-amendement vise à exclure la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques du plafonnement des taxes affectées proposé par le rapporteur général.
Si l'instauration d'un plafond de rendement peut se justifier sur les taxes dont "le dynamisme n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires", pour reprendre les termes de l'exposé des motifs de l'amendement du rapporteur, tel n'est pas le cas des sociétés mères des courses hippiques.
Comme l'a souligné l’Inspection Générale des Finances dans un récent rapport, la filière française des courses hippiques traverse aujourd’hui une crise économique sans précédent. Les sociétés de courses sont en effet confrontées à une diminution drastique de leurs ressources : en une dizaine d’années, le PMU a perdu la moitié de ses clients notamment en raison d'une concurrence accrue, liée au développement des jeux et paris en ligne ainsi qu'aux évolutions des pratiques de jeu. Le risque que la tendance à la baisse des enjeux du pari hippique se poursuive durablement a ainsi été soulevé par l'IGF.
Pourtant, la filière équine dans son ensemble génère 11 milliards d'euros de flux financiers et près de 66 000 emplois en activité principale, dont 29 000 dans le secteur des courses hippiques selon les chiffres de l'Institut Français du Cheval et de l'Equitation (IFCE).
Par ailleurs, les sociétés mères de la filière, qui agissent de manière associative, se sont vu confier par l’État des missions de service public d’amélioration de l’espèce équine, de formation, de promotion de l’élevage et de développement rural. Au confluent des politiques d’aménagement du territoire, de développement rural et d’emploi, le secteur repose ainsi sur un modèle unique: les ressources issues des paris permettent de soutenir la filière hippique française en finançant les courses et l’élevage. Ainsi, grâce à ce modèle, la filière hippique est autonome financièrement. Elle redistribue tous ses revenus aux acteurs agricoles qui la composent et contribue significativement au budget de l’Etat, à hauteur de 825 millions d’euros en 2023, ainsi qu’à l’économie des territoires.
Ce modèle économique essentiel et vertueux pour les mondes agricole et rural, crée toutefois une forte interdépendance entre le niveau des recettes des courses et des paris et la capacité des sociétés mères à financer la filière et remplir correctement ses missions de service public.
Dès lors, limiter le rendement de la redevance sur les paris hippiques priverait la filière de moyens vitaux et pourrait, en l’absence d’autres financements, mettre en péril son avenir.
C'est la raison pour laquelle ce sous-amendement vise à sortir la redevance sur les paris hippiques versée aux sociétés mères des courses hippiques - France Galop et la Société d'Encouragement à l'élevage du Trotteur Français (SETF) - du plafonnement des recettes prévue par l'amendement n°3508.
Lire l'amendement modifié
La multiplication des taxes affectées, dont le produit échappe au budget général de l’État, constitue une source persistante de complexité et de fragmentation des finances publiques. Ce mécanisme d’autonomie financière, pensé pour sécuriser des politiques publiques, a fini par affaiblir la maîtrise parlementaire sur la dépense et brouiller le principe d’universalité budgétaire. En 2026, divers opérateurs et organismes recevront près de 56,9 milliards d’euros pour financer leurs missions, soit environ 10 % des dépenses de l’État.
Or, le dynamisme de ces recettes n’est pas toujours corrélé à l’évolution des besoins des organismes bénéficiaires. Certains voient leurs ressources croître mécaniquement sans lien avec leur activité réelle, ni l’efficacité de leur action, tandis que d’autres continuent de solliciter des crédits budgétaires complémentaires. Cela contribue fortement à la dérive de nos finances publiques et nuit à l’efficacité de la dépense publique. Alors que la dépense publique devrait augmenter de 1,7 % en valeur en 2026 par rapport à 2025, le montant des taxes affectées à des tiers progressera de près de 10 % sur la même période.
Dans un contexte de déficit public structurel et de nécessité de transparence, il est légitime que la représentation nationale reprenne la main
Le présent amendement propose donc de geler, pour l’exercice à venir, le montant des taxes affectées à des tiers, afin de stopper la dérive mécanique de ces recettes et d’inciter les organismes concernés à une meilleure gestion de leurs moyens existants.
Pour cela, deux mesures peuvent être prises :
– lorsque les taxes affectées à un tiers font déjà l’objet d’un plafonnement, annuler les augmentations de plafond de 1 milliard d’euros proposées par le Gouvernement pour l’année 2026 ;
– pour les 66 opérateurs et organismes qui devraient recevoir 32 milliards d’euros de ressources affectées en 2026 en dehors de tout plafonnement, établir des plafonds au niveau du rendement de l’année 2025 ;
Le présent amendement concerne les opérateurs et organismes divers bénéficiant d’une taxe affectée non plafonnée. Il soumet l’ensemble de ces affectations à un plafond fixé pour 2026 au niveau du rendement 2025. Lorsque ce plafond est inférieur au rendement prévu pour l’année 2026, la fraction excédentaire sera reversée au budget général de l’État.
Ainsi, 11 opérateurs et organismes reverseront environ 552 millions d’euros à l’État en 2026.
Sont concernés : Action Logement Services, l’Association nationale pour la formation automobile (ANFA), la Caisse des dépôts et des consignations, le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), la Caisse de garantie du logement locatif social (CGLLS), le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), les comités national et régionaux des pêches maritimes et des élevages marins, France compétences, les sociétés-mères de courses de chevaux et l’Office français de la biodiversité (OFB).
Du fait de la nature spécifique du financement de ces organismes, trois exceptions sont prévues pour l’Unédic affectataire de la contribution sociale généralisée (CSG), les centre techniques industriels et les comités professionnels de développement économique, ainsi que le Comité professionnel des stocks stratégiques pétroliers.
Le texte exact de l'amendement
Supprimer les alinéas 177 à 180.
C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.
48 pour, 145 contre
Et vous, comment auriez-vous voté ?
Chargement…
Qui a voté quoi
| Groupe | Répartition | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Effectif |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RNmajoritairement contre | 0 | 67 | 0 | 0 | 123 | |
| EPRen tête : pour (27 voix exprimées sur 91 membres) | 25 | 2 | 0 | 1 | 91 | |
| LFI-NFPen tête : contre (27 voix exprimées sur 71 membres) | 0 | 27 | 0 | 0 | 71 | |
| SOCen tête : contre (32 voix exprimées sur 69 membres) | 1 | 21 | 10 | 0 | 69 | |
| DRen tête : pour (9 voix exprimées sur 49 membres) | 9 | 0 | 0 | 0 | 49 | |
| ECOSen tête : contre (13 voix exprimées sur 38 membres) | 0 | 13 | 0 | 0 | 38 | |
| DEMen tête : pour (6 voix exprimées sur 36 membres) | 6 | 0 | 0 | 0 | 36 | |
| HORen tête : pour (7 voix exprimées sur 34 membres) | 5 | 1 | 1 | 0 | 34 | |
| LIOTen tête : contre (4 voix exprimées sur 22 membres) | 1 | 3 | 0 | 0 | 22 | |
| GDRen tête : contre (3 voix exprimées sur 17 membres) | 0 | 3 | 0 | 0 | 17 | |
| UDDPLRen tête : contre (7 voix exprimées sur 16 membres) | 0 | 7 | 0 | 0 | 16 | |
| NI | 1 | 1 | 0 | 0 | 9 |
Élu par élu
| Député·e | Groupe | Circonscription | Vote |
|---|---|---|---|
| Erwan Balanant | DEM | Finistère, 8ᵉ circonscription | Pour |
| Anne Bergantz | DEM | Yvelines, 2ᵉ circonscription | Pour |
| Jean-Didier Berger | DR | Hauts-de-Seine, 12ᵉ circonscription | Pour |
| Christophe Blanchet | DEM | Calvados, 4ᵉ circonscription | Pour |
| Philippe Bonnecarrère | NI | Tarn, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Émilie Bonnivard | DR | Savoie, 3ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
| Bertrand Bouyx | HOR | Calvados, 5ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
| Danielle Brulebois | EPR | Jura, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Joël Bruneau | LIOT | Calvados, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Stéphane Buchou | EPR | Vendée, 3ᵉ circonscription | Pour |
| Françoise Buffet | EPR | Bas-Rhin, 4ᵉ circonscription | Pour |
| Jean-René Cazeneuve | EPR | Gers, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Mickaël Cosson | DEM | Côtes-d'Armor, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Élisabeth de Maistre | DR | Hauts-de-Seine, 9ᵉ circonscription | Pour |
| Vincent Descoeur | DR | Cantal, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Alix Fruchon | DR | Indre, 2ᵉ circonscription | Pour |
| Jean-Luc Fugit | EPR | Rhône, 11ᵉ circonscription | Pour |
| Olga Givernet | EPR | Ain, 3ᵉ circonscription | Pour |
| Guillaume Gouffier Valente | EPR | Val-de-Marne, 6ᵉ circonscription | Pour |
| Olivia Grégoire | EPR | Paris, 12ᵉ circonscription | Pour |
| Félicie Gérard | HOR | Nord, 7ᵉ circonscription | Pour |
| Philippe Juvin | DR | Hauts-de-Seine, 3ᵉ circonscription | Pour |
| Fatiha Keloua Hachi | SOC | Seine-Saint-Denis, 8ᵉ circonscription | Pour |
| Loïc Kervran | HOR | Cher, 3ᵉ circonscription | Pour |
| Amélia Lakrafi | EPR | Français établis hors de France, 10ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
| Sandrine Lalanne | EPR | Val-de-Marne, 5ᵉ circonscription | Pour |
| Thomas Lam | HOR | Hauts-de-Seine, 2ᵉ circonscription | Pour |
| Sandrine Le Feur | EPR | Finistère, 4ᵉ circonscription | Pour |
| Nicole Le Peih | EPR | Morbihan, 3ᵉ circonscription | Pour |
| Delphine Lingemann | DEM | Puy-de-Dôme, 4ᵉ circonscription | Pour |
| Lise Magnier | HOR | Marne, 4ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
| Sylvain Maillard | EPR | Paris, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Christophe Marion | EPR | Loir-et-Cher, 3ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
| Sandra Marsaud | EPR | Charente, 2ᵉ circonscription | Pour |
| Alexandra Martin (Alpes-Maritimes) | DR | Alpes-Maritimes, 8ᵉ circonscription | Pour |
| Denis Masséglia | EPR | Maine-et-Loire, 5ᵉ circonscription | Pour |
| Graziella Melchior | EPR | Finistère, 5ᵉ circonscription | Pour |
| Paul Midy | EPR | Essonne, 5ᵉ circonscription | Pour |
| Joséphine Missoffe | EPR | Paris, 14ᵉ circonscription | Pour |
| Louise Morel | DEM | Bas-Rhin, 6ᵉ circonscription | Pour |
| Agnès Pannier-Runacher | EPR | Pas-de-Calais, 2ᵉ circonscription | Pour |
| Sophie Panonacle | EPR | Gironde, 8ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
| Nicolas Ray | DR | Allier, 3ᵉ circonscription | Pour |
| Véronique Riotton | EPR | Haute-Savoie, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Marie-Pierre Rixain | EPR | Essonne, 4ᵉ circonscription | Pour |
| Charles Rodwell | EPR | Yvelines, 1ʳᵉ circonscription | Pour |
| Jean-Pierre Vigier | DR | Haute-Loire, 2ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
| Éric Woerth | EPR | Oise, 4ᵉ circonscription | Pourpar délégation |
48 député·e·s affiché·e·s sur les 205 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.
Sources de ce scrutin
Compte rendu officiel
Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.
assemblee-nationale.fr ↗Scrutin demandé par
Président du groupe "Gauche Démocrate et Républicaine"
Identifiant
VTANR5L17V4157
Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS
Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.