Rejeté le 21 novembre 2025Assemblée nationaleScrutin ordinaireScrutin public ordinaire. Scrutin public décidé en cours de séance, généralement à la demande d'un président de groupe, souvent sur un amendement ou un article. Il se tient immédiatement. lexique → 4181

l'amendement n° 1114 de Mme Lejeune à l'article 36 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).

scrutin public ordinaire · Hémicycle · 222 votants · 110 voix requises

En clair

De quoi il s'agit

  1. Sur quoi porte ce vote

    Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen. Il porte le n° I-1114 et modifie l'article 36.

  2. Ce que l'amendement propose

    Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer le plafonnement de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) à 14,5 millions d'euros alors que ses recettes issues de la fraction des droits de timbre relatifs aux titres de séjour devraient atteindre 21 millions d'euros en 2026.

    Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.

  3. Ce qui a été décidé

    Rejetél'amendement n'a pas été retenu.

L'argumentaire complet de l'auteur — exposé sommaireExposé sommaire. Le court texte joint à un amendement, où son auteur explique ce qu'il veut changer et pourquoi. C'est un argumentaire, pas une description neutre — ce site le cite toujours en l'attribuant, jamais comme sa propre parole. lexique →, cité tel que publié

Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer le plafonnement de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) à 14,5 millions d'euros alors que ses recettes issues de la fraction des droits de timbre relatifs aux titres de séjour devraient atteindre 21 millions d'euros en 2026.

Lire l'exposé complet (401 mots)

Par cet amendement, le groupe LFI souhaite supprimer le plafonnement de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) à 14,5 millions d'euros alors que ses recettes issues de la fraction des droits de timbre relatifs aux titres de séjour devraient atteindre 21 millions d'euros en 2026.

L'Agence nationale des titres sécurisés effectue un travail considérable d'intérêt général. Elle a pour but d’assurer la délivrance des titres d'identité et de voyage (cartes nationales d'identité, passeports, permis de conduire, certificats d'immatriculation) ainsi que le traitement des demandes de titres de séjour. Elle a vocation à garantir la sécurisation de documents essentiels à la vie quotidienne de millions de personnes.

L'hypocrisie et le cynisme du gouvernement atteignent ici des sommets. D'un côté, ce gouvernement raciste multiplie les taxes et les droits de timbre sur les étrangers : augmentation drastique des droits de timbre pour les titres de séjour, création de nouvelles taxes discriminatoires, alourdissement continu des démarches administratives pour décourager les personnes étrangères. De l'autre côté, il récupère l'argent ainsi extorqué pour le reverser au budget général de l'État au lieu de le consacrer à l'amélioration du service public qui leur est destiné !

Concrètement, le gouvernement fait payer toujours plus cher les étrangers pour obtenir leurs titres de séjour, mais refuse que cet argent serve à améliorer le traitement de leurs dossiers. Ils subissent des délais d'attente insupportables en préfecture, des dysfonctionnements chroniques de la plateforme de l'ANTS, des rendez-vous impossibles à obtenir, mais doivent débourser des sommes de plus en plus importantes pour des services de plus en plus dégradés. C'est un racket organisé !

Cette politique est non seulement injuste mais aussi inefficace : en sous-finançant l'ANTS tout en augmentant les taxes sur les titres de séjour, le gouvernement aggrave les dysfonctionnements du service public et rallonge encore les délais de traitement, créant ainsi une double peine.

Les millions d'économies que cherche à faire le gouvernement sont risibles comparés à l'immensité des cadeaux fiscaux aux plus riches prévus par ce projet budgétaire, notamment la division par deux de la surtaxe d'IS sur les grandes entreprises.

Cet amendement vise donc à permettre à l'ANTS de réaliser pleinement ses missions et d'améliorer le service rendu à l'ensemble des usagers, y compris aux personnes étrangères qui financent ce service par leurs droits de timbre. Nous proposons de supprimer son plafond à 14,5 millions d'euros, tel que le prévoit actuellement le projet de loi de finances.

Le texte exact de l'amendement

I. – Supprimer les vingt-neuvième, trente-et-unième, trente-deuxième et trente-troisième lignes de l’alinéa 1.

II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« XIV. La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.

Déposé par Claire Lejeune LFI-NFP et 70 cosignataires
Le vote, siège par siège

73 pour, 145 contre

73Pour
145Contre
4AbstentionsAbstention. Position exprimée d'un parlementaire présent qui choisit de ne voter ni pour ni contre. Ce n'est pas une absence : l'abstention est déclarée et publiée au compte rendu. lexique →
1Non-votantsNon-votant. Parlementaire qui ne pouvait pas prendre part au vote — président de séance, membre du Gouvernement, ou situation déclarée. Ce n'est ni une abstention ni une absence : les absents, eux, ne sont jamais publiés. lexique →
352Non mentionnésNon mentionnés. Les parlementaires dont le compte rendu d'un scrutin ne dit rien : ni pour, ni contre, ni abstention, ni non-votant. Leur nombre se déduit des effectifs, jamais leurs noms — ni l'Assemblée ni le Sénat ne publient les absents, et ce site n'en tire aucun indicateur d'assiduité. lexique →
Les sièges sont regroupés par groupe, dans l'ordre de préséance officiel — la place réelle de chaque parlementaire dans l'hémicycle n'est pas publiée, et ranger les groupes « de la gauche vers la droite » supposerait de les situer sur un axe idéologique. Un non-votant est un député que l'Assemblée déclare n'ayant pas pris part au scrutin ; elle publie un code de cause dont elle ne donne pas la signification. Ce n'est ni une abstention, ni une absence. Les sièges les plus pâles sont ceux des députés dont le compte rendu ne fait pas mention : leur nombre est connu, jamais leur nom.
Le référendum citoyen

Et vous, comment auriez-vous voté ?

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Par groupe

Qui a voté quoi

GroupeRépartitionPourContreAbst.Non-votantsEffectif
RNmajoritairement contre27000123
EPRen tête : contre (31 voix exprimées sur 91 membres)0310191
LFI-NFPen tête : pour (30 voix exprimées sur 71 membres)3000071
SOCen tête : pour (26 voix exprimées sur 69 membres)2600069
DRen tête : contre (10 voix exprimées sur 49 membres)0100049
ECOSen tête : pour (11 voix exprimées sur 38 membres)1100038
DEMen tête : contre (12 voix exprimées sur 36 membres)0120036
HORen tête : contre (11 voix exprimées sur 34 membres)0110034
LIOTen tête : abstention (5 voix exprimées sur 22 membres)023022
GDRen tête : pour (4 voix exprimées sur 17 membres)400017
UDDPLRen tête : contre (7 voix exprimées sur 16 membres)070016
NIen tête : contre (3 voix exprimées sur 9 membres)02109
Vote nominatif

Élu par élu

Député·eGroupeCirconscriptionVote
Yaël Braun-PivetEPRYvelines, 5ᵉ circonscriptionNon-votantcause PAN

1 député·e affiché·e sur les 223 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.

Tout se vérifie

Sources de ce scrutin

Compte rendu officiel

Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.

assemblee-nationale.fr ↗

Scrutin demandé par

Présidente du groupe "Rassemblement National"

Identifiant

VTANR5L17V4181

Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS

Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.