l'amendement n° 68 de M. Gustave après l'article premier de la proposition de loi visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l'utilisation des réseaux sociaux (première lecture).
De quoi il s'agit
Sur quoi porte ce vote
Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen. Il porte le n° 68 et insère un article après l'article premier.
Ce que l'amendement propose
La dégradation de la santé mentale des enfants et des adolescents constitue un enjeu majeur de santé publique.
Première phrase de l'exposé, citée telle quelle — son auteur n'y annonce pas son intention en toutes lettres.
Ce qui a été décidé
Rejeté — l'amendement n'a pas été retenu.
La dégradation de la santé mentale des enfants et des adolescents constitue un enjeu majeur de santé publique. Une étude publiée le 21 octobre 2025 dans PLOS Medicine, coordonnée par le professeur Nicolas Hoertel, met en évidence une association forte entre l’usage excessif des réseaux sociaux et l’augmentation du risque de dépression chez les jeunes. Selon cette recherche, cet usage…
Lire l'exposé complet (301 mots)
La dégradation de la santé mentale des enfants et des adolescents constitue un enjeu majeur de santé publique. Une étude publiée le 21 octobre 2025 dans PLOS Medicine, coordonnée par le professeur Nicolas Hoertel, met en évidence une association forte entre l’usage excessif des réseaux sociaux et l’augmentation du risque de dépression chez les jeunes. Selon cette recherche, cet usage serait associé à 590 000 cas supplémentaires de dépression, 799 décès par suicide et près de 4 milliards d’euros de coûts économiques et sociaux pour la génération née entre 1990 et 2012.
Dans le même temps, la prévalence annuelle de la dépression chez les adolescents est passée de 2 % en 2014 à 9 % en 2021, parallèlement à l’augmentation du temps passé sur les réseaux sociaux. Si cette étude ne permet pas d’établir un lien de causalité direct, elle représente néanmoins le plus haut niveau de preuve scientifique disponible et souligne la nécessité de renforcer les politiques de prévention ciblées.
De plus, le rapport fait au nom de la commission d'enquêtes sur les effets psychologiques de tiktok révèle que certaines plateformes sont conscientes des risques délétères de leurs applications sans pour autant en informer le public. Les principaux effets relevés par les scientifiques et notamment Jonathan Haidt, mettent en lumière des conséquences sur la santé mentale des adolescents : comparaison sociale qui peut entraîner une dévalorisation des jeunes, manque de sommeil, entraînant de l’anxiété, de l’irritabilité, des difficultés d’apprentissage, trouble de l'attention, addiction.
Le présent amendement vise donc à imposer aux plateformes une obligation de sensibilisation aux risques pour la santé mentale, notamment lors du signalement de contenus inappropriés ou dangereux, par l’affichage de messages de prévention et de numéros de soutien psychologique. Cette mesure proportionnée et opérationnelle s’inscrit dans une logique de prévention et de protection renforcée des mineurs.
Le texte exact de l'amendement
La section 3 du chapitre II du titre Ier de la loi n°2004‑575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique est complétée par un article 6‑9-1 ainsi rédigé :
« Art. 6‑9-1. – Les fournisseurs de réseaux sociaux sont légalement tenues de délivrer une information sur l’existence de services d’information et d’assistance sur la santé mentale lorsqu’un contenu est signalé par un mineur où concerne un mineur. »
C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.
47 pour, 83 contre
Et vous, comment auriez-vous voté ?
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Qui a voté quoi
| Groupe | Répartition | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Effectif |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RNen tête : pour (20 voix exprimées sur 122 membres) | 20 | 0 | 0 | 1 | 122 | |
| EPRmajoritairement contre | 0 | 55 | 0 | 1 | 91 | |
| LFI-NFPen tête : abstention (22 voix exprimées sur 71 membres) | 0 | 0 | 22 | 0 | 71 | |
| SOCen tête : pour (10 voix exprimées sur 69 membres) | 10 | 0 | 0 | 0 | 69 | |
| DRen tête : contre (8 voix exprimées sur 49 membres) | 0 | 8 | 0 | 0 | 49 | |
| ECOSen tête : pour (10 voix exprimées sur 38 membres) | 10 | 0 | 0 | 0 | 38 | |
| DEMen tête : contre (6 voix exprimées sur 36 membres) | 0 | 6 | 0 | 0 | 36 | |
| HORen tête : contre (10 voix exprimées sur 34 membres) | 0 | 10 | 0 | 0 | 34 | |
| LIOT | 1 | 1 | 0 | 0 | 22 | |
| GDRen tête : pour (3 voix exprimées sur 17 membres) | 3 | 0 | 0 | 0 | 17 | |
| UDDPLRen tête : pour (4 voix exprimées sur 16 membres) | 3 | 1 | 0 | 0 | 16 | |
| NIen tête : contre (2 voix exprimées sur 10 membres) | 0 | 2 | 0 | 0 | 10 |
Élu par élu
| Député·e | Groupe | Circonscription | Vote |
|---|---|---|---|
| Yaël Braun-Pivet | EPR | Yvelines, 5ᵉ circonscription | Non-votantcause PAN |
| Hélène Laporte | RN | Lot-et-Garonne, 2ᵉ circonscription | Non-votantcause PSE |
2 député·e·s affiché·e·s sur les 154 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.
Sources de ce scrutin
Compte rendu officiel
Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.
assemblee-nationale.fr ↗Scrutin demandé par
Présidente du groupe "Écologiste et Social"
Identifiant
VTANR5L17V5171
Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS
Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.