- RNPour123 voix
- EPRPour90 voix
- LFI-NFPPour67 voix
- SOCPour65 voix
- DRPour49 voix
- ECOSPour36 voix
- DEMPour36 voix
- HORPour33 voix
- LIOTPour23 voix
- GDRPour15 voix
- UDRPour16 voix
- NIPour10 voix
La fin de vie
Deux textes portent ce nom. Le premier, sur les soins palliatifs, est en vigueur depuis mai 2026. Le second, qui crée un droit à l'aide à mourir, est promulgué depuis le 18 août 2026.
- Pourquoi ce texte
- Plus de vingt départements n'ont aucune unité de soins palliatifs, et la loi de 2016 n'autorise que l'endormissement profond jusqu'au décès, pas l'aide à mourir.
- Ce qu'il fait
- Un texte garantit l'accès aux soins palliatifs partout et finance leur déploiement jusqu'en 2034. L'autre crée un droit à demander une aide à mourir, sous cinq conditions cumulatives.
- Ce que ça change
- Le premier est promulgué depuis le 26 mai 2026. Le second, validé par le Conseil constitutionnel le 14 août 2026 sous trois réserves, a été promulgué le 18 août : il est en vigueur, mais sa mise en pratique dépend de textes d'application.
- Pour vous
- Si vous ou un proche êtes atteint d'une maladie grave, l'accompagnement palliatif devient un droit garanti ; l'aide à mourir existe désormais en droit, selon une procédure dont un décret doit fixer la forme.
Le Parlement français vote, le Gouvernement applique. C'est ici que la règle se décide.
De quoi s'agit-il ?
« La fin de vie » désigne dans le débat public deux textes différents, votés par les mêmes parlementaires, souvent le même jour, et dont les destins n'ont rien de commun. Les confondre rend le sujet incompréhensible : c'est la première chose à défaire.
Le premier porte sur les soins palliatifs— soulager, accompagner, sans chercher à guérir. Il a été adopté par l'Assemblée par 560 voix contre 0 en première lecture, puis promulgué le 26 mai 2026. Le second crée un droit à l'aide à mourir. Il a été adopté quatre fois par les députés, rejeté trois fois par les sénateurs, et finalement voté en lecture définitiveLecture définitive. Quand le désaccord persiste, le Gouvernement peut donner le « dernier mot » à l'Assemblée nationale (article 45) : elle statue alors définitivement, sans retour au Sénat. lexique → le 15 juillet 2026 par 291 voix contre 241, puis promulgué le 18 août 2026.
La loi sur l'aide à mourir pose cinq conditions cumulatives— il faut les remplir toutes : être majeur ; être français ou résider en France de façon stable et régulière ; être atteint d'une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale ; présenter une souffrance physique et psychologique soit réfractaire aux traitements, soit jugée insupportable ; être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
Elle prévoit aussi une clause de conscience pour les professionnels de santé, un délit d'entrave, et un contrôle a posteriori par une commission indépendante. La substance peut être administrée par un médecin ou par un infirmier.
Sur ces deux textes, les votes n'ont pas suivi les frontières habituelles : la plupart des groupes se sont divisés, et le scrutin sur les soins palliatifs n'a recueilli aucune voix contre. Les positions par groupe figurent plus bas, telles que les chambres les ont publiées — vous pouvez aussi ouvrir chaque scrutin pour voir le vote de chaque parlementaire.
Ce que ça change pour vous
Chaque exemple compare l'état du droit aujourd'hui à ce que le texte prévoit, et cite l'article qui le prévoit — pour que vous puissiez aller le vérifier. Ce sont des conséquences, pas des jugements : ce qui devient possible y figure au même titre que ce qui devient obligatoire.
Ces règles sont en vigueur : le ou les textes concernés ont été promulgués.
Une personne malade dans un département sans unité de soins palliatifs
Aujourd'huiPlus de vingt départements n'ont aucune unité de soins palliatifs : il faut être transféré ailleurs, souvent loin de ses proches.
Depuis ce texteUne unité doit ouvrir dans chaque département qui n'en a pas, avec au minimum deux par région avant fin 2030.
ConcrètementAujourd'hui, vos proches font la route jusqu'au département voisin pour vous voir, parfois chaque jour. Le déploiement doit y mettre fin — mais l'échéance inscrite dans la loi est fin 2030 : d'ici là, ce que vous obtenez dépend de l'endroit où vous vivez.
Ce qui le prévoit : Loi n° 2026-404 du 26 mai 2026, article 5 (stratégie décennale et déploiement territorial) — en vigueur.
Une personne à qui l'on annonce que sa maladie s'aggrave
Aujourd'huiRien n'oblige l'équipe soignante à lui proposer un document écrit organisant la suite de sa prise en charge.
Depuis ce texteUn professionnel de santé doit lui proposer un plan personnalisé d'accompagnement, écrit, qui anticipe et coordonne les soins.
ConcrètementUn document écrit vous est remis : qui intervient, où, à quel moment, qui joindre en cas de difficulté — au lieu d'informations données oralement, au fil des consultations, et qu'on oublie. Vous restez libre de l'accepter ou non : c'est une proposition qui vous est faite, pas une obligation qui pèse sur vous.
Ce qui le prévoit : Loi n° 2026-404, article 17, créant l'article L. 1110-10-1 du code de la santé publique — en vigueur.
Un résident d'Ehpad ou d'un établissement médico-social
Aujourd'huiL'accompagnement de fin de vie dépend entièrement de ce que l'établissement a choisi d'organiser.
Depuis ce texteChaque établissement doit inscrire un volet « soins palliatifs » dans son projet, avec l'organisation et le rôle de chaque intervenant.
ConcrètementL'établissement écrit noir sur blanc qui intervient, comment et à quel moment. Vous ou votre famille pouvez demander à consulter ce projet : ce qui relevait de l'usage interne devient un document opposable.
Ce qui le prévoit : Loi n° 2026-404, article 11 — en vigueur.
Une famille qui ne peut plus garder son proche à la maison, sans vouloir l'hospitaliser
Aujourd'huiIl n'existe pas de structure intermédiaire entre le domicile et l'hôpital.
Depuis ce texteUne nouvelle catégorie d'établissement est créée — les maisons d'accompagnement — pour accueillir les personnes stabilisées et soutenir les proches, y compris après le décès.
ConcrètementUn lieu d'accueil plus petit qu'un hôpital, où le proche est hébergé et où la famille est soutenue, y compris dans le deuil. C'est une catégorie d'établissement qui vient d'être créée : encore faut-il que ces maisons ouvrent près de chez vous.
Ce qui le prévoit : Loi n° 2026-404, article 10, créant le 18° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles — en vigueur.
Une personne majeure atteinte d'une affection grave et incurable en phase avancée
Aujourd'huiJusqu'à cette loi, l'aide à mourir n'existait pas en droit français : la loi de 2016 permettait seulement une sédation profonde et continue jusqu'au décès.
Depuis ce texteElle peut demander une aide à mourir si elle remplit les cinq conditions cumulatives de la loi, que le Conseil constitutionnel a jugées suffisamment précises.
ConcrètementFaire la demande à un médecin, qui recueille l'avis d'un collège de professionnels et se prononce dans un délai de quinze jours ; la personne confirme ensuite sa demande, et une commission indépendante contrôle a posteriori. La forme de la demande et de sa confirmation est fixée par un décret en Conseil d'État : c'est sa publication qui rend la démarche possible en pratique.
À savoirPour une personne sous tutelle ou sous curatelle, le Conseil constitutionnel précise que le médecin doit prendre en compte, dans sa décision, les observations de la personne chargée de la mesure de protection.
Conseil constitutionnel, décision n° 2026-910 DC du 14 août 2026, § 121
Ce qui le prévoit : Loi n° 2026-794 du 18 août 2026, articles 4 à 6 (articles L. 1111-12-2 à L. 1111-12-4 du code de la santé publique) ; forme de la demande renvoyée à un décret en Conseil d'État (article 13).
Un médecin, un infirmier ou un pharmacien
Aujourd'huiJusqu'à cette loi, la question ne se posait pas : aucun acte de ce type n'était prévu par le droit français.
Depuis ce texteLe médecin saisi de la demande, les professionnels consultés et le médecin ou l'infirmier qui accompagne l'administration de la substance peuvent refuser d'y concourir. Le Conseil constitutionnel a jugé que les pharmaciens ne peuvent pas non plus être tenus d'y participer.
ConcrètementIl refuse sans avoir à s'en expliquer ; s'il est sollicité par la personne, il lui communique alors le nom de professionnels disposés à participer.
Ce qui le prévoit : Loi n° 2026-794, clause de conscience (article L. 1111-12-12 du code de la santé publique) ; décision n° 2026-910 DC du 14 août 2026, § 159 à 170.
Toute personne consultant un médecin pour des soins palliatifs
Aujourd'huiLes dépassements d'honoraires sont possibles selon le secteur d'exercice du praticien.
Depuis ce texteLes soins palliatifs ne peuvent pas faire l'objet d'un dépassement d'honoraires.
ConcrètementSur la feuille de soins, pas de ligne « dépassement » pour cet acte : vous payez le tarif de la Sécurité sociale, que le praticien exerce en secteur 1 ou en secteur 2.
Ce qui le prévoit : Loi n° 2026-404 du 26 mai 2026 — en vigueur.
Ce qui est sur la table
- Fin de viePromulguée5 votes décisifs · 17ᵉ législature
- Soins palliatifs et d’accompagnementPromulguée2 votes décisifs · 17ᵉ législature
Qui a voté quoi
Seuls figurent ici les votes qui décident du sort du texte : vote sur l'ensemble, motion de rejet, et motion de censure quand le texte est passé par le 49.349.3 (engagement de responsabilité). L'article 49, alinéa 3, permet au Gouvernement de faire adopter un texte sans vote : le texte est considéré comme adopté, sauf si une motion de censure déposée dans les 24 heures est votée. Le vote porte alors sur la censure, jamais sur le texte lui-même. lexique →. Les centaines de votes d'amendements sont écartées : elles noieraient l'essentiel. La position d'un groupe est recalculéeà partir des voix réellement émises par ses membres : un groupe qui n'a rien exprimé n'a pas de position, et une égalité n'en a pas non plus.
- RNContre123 voix
- EPRPour89 voix
- LFI-NFPPour66 voix
- SOCPour65 voix
- DRContre49 voix
- ECOSPour35 voix
- DEMPour36 voix
- HORPour (en tête)33 voix
- LIOTPour (en tête)23 voix
- GDRPour16 voix
- UDRContre16 voix
- NIContre (en tête)10 voix
- RNPour122 voix
- EPRPour88 voix
- LFI-NFPAbstention69 voix
- SOCPour69 voix
- DRPour47 voix
- ECOSPour36 voix
- DEMPour36 voix
- HORPour34 voix
- LIOTPour22 voix
- GDRPour11 voix
- UDDPLRPour17 voix
- NIPour9 voix
- RNContre122 voix
- EPRPour87 voix
- LFI-NFPPour63 voix
- SOCPour67 voix
- DRContre49 voix
- ECOSPour38 voix
- DEMPour36 voix
- HORContre34 voix
- GDRPour17 voix
- UDDPLRContre17 voix
- NIContre10 voix
- RNPour (en tête)60 voix
- EPRContre (en tête)30 voix
- LFI-NFPContre42 voix
- SOCContre (en tête)34 voix
- DRPour (en tête)10 voix
- ECOSContre21 voix
- DEMContre (en tête)10 voix
- HORContre (en tête)9 voix
- LIOTContre (en tête)2 voix
- GDRContre (en tête)2 voix
- UDDPLRPour10 voix
- NIPour (en tête)1 voix
- RNContre122 voix
- EPRPour90 voix
- LFI-NFPPour67 voix
- SOCPour66 voix
- DRContre46 voix
- ECOSPour37 voix
- DEMPour35 voix
- HORContre35 voix
- LIOTPour (en tête)22 voix
- GDRPour15 voix
- UDDPLRContre17 voix
- NIContre10 voix
- RNContre118 voix
- EPRPour91 voix
- LFI-NFPPour66 voix
- SOCPour67 voix
- DRContre48 voix
- ECOSPour36 voix
- DEMPour36 voix
- HORContre35 voix
- LIOTPour (en tête)22 voix
- GDRPour15 voix
- UDDPLRContre17 voix
- NIContre10 voix
- Légifrance — LOI n° 2026-404 du 26 mai 2026 (soins palliatifs) ↗ · lien vérifié le 24 juillet 2026
- Légifrance — LOI n° 2026-794 du 18 août 2026 relative au droit à l'aide à mourir ↗ · lien vérifié le 22 octobre 2026
- Conseil constitutionnel — décision n° 2026-910 DC du 14 août 2026 (texte intégral) ↗ · lien vérifié le 22 octobre 2026
- Sénat — « la loi en clair » : proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir ↗ · lien vérifié le 24 juillet 2026
- Assemblée nationale — adoption en lecture définitive, 15 juillet 2026 ↗ · lien vérifié le 24 juillet 2026
- Sénat — saisine du Conseil constitutionnel par le président du Sénat (16 juillet 2026) ↗ · lien vérifié le 24 juillet 2026
- service-public.fr — ce que change la loi sur les soins palliatifs ↗ · lien vérifié le 24 juillet 2026
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Sujet mis à jour le 22 oct. 2026. Une erreur signalée et vérifiée est corrigée immédiatement, et la correction est datée — voir les mentions légales.