l'amendement n° 21 de M. Delautrette et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 37 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).
Porte sur : Projet de loi de finances pour 2027
De quoi il s'agit
Sur quoi porte ce vote
Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen : Projet de loi de finances pour 2027. Il porte le n° I-21 et modifie l'article 37.
Ce que l'amendement propose
Bien que ce mécanisme ait été largement contesté lors de la discussion budgétaire , l’article 196 de la loi de finances pour 2026 instaure un deuxième volet du DILICO .
Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.
Ce qui a été décidé
Adopté — l'amendement a été intégré au texte.
Dans le souci d’opérer une régulation des dépenses publiques locales sans pour autant réitérer les expériences, jugées douloureuses par les collectivités, de la contribution au redressement des finances publiques (CRFP) et des « contrats de Cahors » des années 2010, la loi de finances pour 2025 avait instauré, en son article 186, un dispositif de « lissage conjoncturel » (DILICO) consistant à prélever 1 milliard d’euros sur les recettes fiscales des collectivités territoriales, montant censé être reversé sur trois ans aux collectivités contributrices.
Lire l'exposé complet (517 mots)
Dans le souci d’opérer une régulation des dépenses publiques locales sans pour autant réitérer les expériences, jugées douloureuses par les collectivités, de la contribution au redressement des finances publiques (CRFP) et des « contrats de Cahors » des années 2010, la loi de finances pour 2025 avait instauré, en son article 186, un dispositif de « lissage conjoncturel » (DILICO) consistant à prélever 1 milliard d’euros sur les recettes fiscales des collectivités territoriales, montant censé être reversé sur trois ans aux collectivités contributrices.
Bien que ce mécanisme ait été largement contesté lors de la discussion budgétaire, l’article 196 de la loi de finances pour 2026 instaure un deuxième volet du DILICO. Au-delà de la logique infantilisante qui s’attache à la multiplication de telles ponctions unilatérales, le « DILICO 2 », loin de gommer les défauts du premier, traduit la volonté de l’État de réduire sensiblement et durablement les capacités de financement des collectivités territoriales. Heureusement, le montant global prélevé a pu être réduite de 2 milliards d’euros à 740 millions d’euros. Par ailleurs, la Cour des comptes a formulé de nombreuses critiques, juridiques (absence de fondement juridique s’agissant du prélèvement opéré sur les départements et les régions, « incertitude sur le dénouement final » du dispositif) et de fond (déséquilibre entre strates, effet non péréquateur, effets incertains sur le solde, etc.), concernant sur ces deux dispositifs.
Alors même que le Gouvernement envisage d’étaler sur cinq années au lieu de trois la restitution des montants prélevés des deux DILICO (article 84 de ce PLF), il se propose de mettre en place un nouveau dispositif de prélèvement sur les recettes fiscales des collectivités, sur lequel celles-ci n’ont pas été plus consultées que sur les deux précédents, mais qui, cette fois, ne fera l’objet d’aucune restitution. Il s’agit donc d’une forme de taxe dont le rendement est évalué à 2,5 milliards d’euros.
Le taux varie de 0,5 à 2% des recettes réelles de fonctionnement (RRF) pour le bloc communal (3% pour les 2% des communes les plus riches, les communes éligibles à la DSU ou la DSR les plus fragiles étant exonérées) et de 0 à 2% des RRF pour les départements, les 40% les plus fragiles étant exonérés. Les régions sont, par ailleurs, exonérées compte tenu des autres mesures du PLF qui leur imposent de nouvelles charges.
Si le mécanisme proposé apparaît un peu moins « anti-péréquateur » que les précédents, il soulève la question des indicateurs retenus pour constituer les indices synthétiques de ressources utilisés pour inclure ou non les collectivités appelées à contribuer, qui n’a pas fait l’objet d’échanges avec les associations d’élus. Le Gouvernement n’a, pour l’heure, pas communiqué de simulations.
Ce prélèvement de 2,5 milliards d'euros s’ajoute à d’autres charges imposées par l’État, comme la hausse des cotisations à la CNRACL (+1,4 Md€ pour la seule année 2027), l’écrêtement des fractions de TVA, la baisse du FCTVA, etc.
Le présent amendement procède donc à la suppression totale du dispositif.
Cet amendement a été travaillé avec l'Association des maires de France et des présidents d'intercommunalité et Départements de France.
Le texte exact de l'amendement
Supprimer cet article.
C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.
Ce scrutin portait sur cet amendement et sur d'autres, identiques, déposés par d'autres élus — c'est ce que dit son intitulé. L'Assemblée ne nomme que le premier d'entre eux ; les autres ont le même texte et chacun son exposé sommaire.
125 pour, 33 contre
Et vous, comment auriez-vous voté ?
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Qui a voté quoi
| Groupe | Répartition | Pour | Contre | Abst. | Non-votants | Effectif |
|---|---|---|---|---|---|---|
| RNen tête : pour (46 voix exprimées sur 121 membres) | 46 | 0 | 0 | 0 | 121 | |
| EPRen tête : contre (23 voix exprimées sur 90 membres) | 4 | 19 | 0 | 1 | 90 | |
| LFI-NFPen tête : pour (19 voix exprimées sur 70 membres) | 19 | 0 | 0 | 0 | 70 | |
| SOCen tête : pour (22 voix exprimées sur 68 membres) | 22 | 0 | 0 | 0 | 68 | |
| DRen tête : contre (7 voix exprimées sur 47 membres) | 0 | 6 | 1 | 0 | 47 | |
| ECOSen tête : pour (15 voix exprimées sur 38 membres) | 15 | 0 | 0 | 0 | 38 | |
| DEMen tête : contre (9 voix exprimées sur 37 membres) | 4 | 5 | 0 | 0 | 37 | |
| HOR | 2 | 3 | 3 | 0 | 35 | |
| LIOTen tête : pour (5 voix exprimées sur 23 membres) | 4 | 0 | 1 | 0 | 23 | |
| GDRen tête : pour (3 voix exprimées sur 17 membres) | 3 | 0 | 0 | 0 | 17 | |
| UDDPLRen tête : pour (6 voix exprimées sur 17 membres) | 6 | 0 | 0 | 0 | 17 | |
| NI | 0 | 0 | 0 | 0 | 11 |
Élu par élu
| Député·e | Groupe | Circonscription | Vote |
|---|---|---|---|
| Thierry Benoit | HOR | Ille-et-Vilaine, 6ᵉ circonscription | Abstention |
| Joël Bruneau | LIOT | Calvados, 1ʳᵉ circonscription | Abstention |
| Félicie Gérard | HOR | Nord, 7ᵉ circonscription | Abstention |
| Corentin Le Fur | DR | Côtes-d'Armor, 3ᵉ circonscription | Abstention |
| Charlotte Parmentier-Lecocq | HOR | Nord, 6ᵉ circonscription | Abstention |
5 député·e·s affiché·e·s sur les 164 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.
Mises au pointMise au point. Déclaration faite après un scrutin par un parlementaire estimant que son vote a été mal enregistré, ou qu'il aurait voulu voter autrement. Elle est publiée au Journal officiel mais ne modifie jamais le résultat. lexique →
Éric Coquerel a déclaré après le scrutin avoir voulu voter pour — ce scrutin ne l'avait pas enregistré·e.
Josiane Corneloup a déclaré après le scrutin avoir voulu voter pour — son vote enregistré est « contre ».
Jean-Hugues Ratenon a déclaré après le scrutin avoir voulu voter pour — ce scrutin ne l'avait pas enregistré·e.
Ces déclarations sont publiées par l'Assemblée mais ne modifient pas le résultat du scrutin. Elles ne sont donc comptées dans aucun des chiffres de cette page.
Sources de ce scrutin
Compte rendu officiel
Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.
assemblee-nationale.fr ↗Scrutin demandé par
Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"
Identifiant
VTANR5L17V8887
Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS
Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.