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Rejeté le 27 octobre 2026Assemblée nationaleScrutin ordinaireScrutin public ordinaire. Scrutin public décidé en cours de séance, généralement à la demande d'un président de groupe, souvent sur un amendement ou un article. Il se tient immédiatement. lexique → n° 9120

l'amendement n° 3488 (rect.) de M. Labaronne à l'article 9 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

scrutin public ordinaire · Hémicycle · 183 votants · 53 voix requises

Porte sur : Projet de loi de finances pour 2027

En clair

De quoi il s'agit

  1. Sur quoi porte ce vote

    Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen : Projet de loi de finances pour 2027. Il porte le n° I-3488 (Rect) et modifie l'article 9.

  2. Ce que l'amendement propose

    Le présent amendement vise à rendre éligibles au crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV) les dispositifs d’élimination du dioxyde de carbone (EDC).

    Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.

  3. Ce qui a été décidé

    Rejeté — l'amendement n'a pas été retenu.

L'argumentaire complet de l'auteur — exposé sommaireExposé sommaire. Le court texte joint à un amendement, où son auteur explique ce qu'il veut changer et pourquoi. C'est un argumentaire, pas une description neutre — ce site le cite toujours en l'attribuant, jamais comme sa propre parole. lexique →, cité tel que publié

Le présent amendement vise à rendre éligibles au crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV) les dispositifs d’élimination du dioxyde de carbone (EDC). L'EDC est un pilier complémentaire de la réduction des émissions pour atteindre la neutralité carbone : elle retire durablement du CO₂ de l'atmosphère et le stocke dans des réservoirs stables. Le Groupe d'experts intergouvernemental…

Lire l'exposé complet (439 mots)

Le présent amendement vise à rendre éligibles au crédit d’impôt au titre des investissements dans l’industrie verte (C3IV) les dispositifs d’élimination du dioxyde de carbone (EDC). L'EDC est un pilier complémentaire de la réduction des émissions pour atteindre la neutralité carbone : elle retire durablement du CO₂ de l'atmosphère et le stocke dans des réservoirs stables. Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) souligne que toutes les trajectoires compatibles avec l'accord de Paris, limitant le réchauffement à 1,5°C ou 2 °C, y recourent, à hauteur de 5 à 16 milliards de tonnes de CO₂ par an d'ici 2050.

La troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3), adoptée en juillet 2026, prévoit 63 millions de tonnes d'émissions résiduelles en 2050, à neutraliser pour environ deux tiers par les puits naturels et un tiers par les puits technologiques, soit 22 millions de tonnes par an. Or ces puits permanents sont aujourd'hui quasi inexistants en France. Les usines, les équipements et les compétences nécessaires ne se construiront pas en quelques années : c'est maintenant qu'il faut investir pour disposer d'une filière à l'échelle le moment venu.

La France dispose d'atouts majeurs : potentiel de stockage géologique, excellence en ingénierie, écosystème de recherche et d'innovation industrielle. L'absence d'incitation fiscale freine cependant la structuration d'une filière nationale compétitive, alors que plusieurs pays européens et les États-Unis soutiennent déjà massivement ce secteur.

L'extension du C3IV à l’EDC stimulerait l'investissement privé et consoliderait une filière française, enjeu de souveraineté industrielle et climatique.

L'article 9 élargit le C3IV à de nouvelles filières en s'appuyant, selon son exposé des motifs, sur l'alignement entre la section 6.1 de l'encadrement européen des aides d'État (CISAF) et le règlement pour une industrie « zéro net » (NZIA), qui permet « un élargissement du périmètre du C3IV aux autres technologies du NZIA ». Les technologies de captage et de stockage du carbone figurent parmi les technologies « zéro net » de ce règlement, mais ne sont pas reprises par l'article 9. Or elles constituent le socle industriel de plusieurs méthodes d’EDC, notamment le captage direct dans l'air et le captage de dioxyde de carbone biogénique associés à un stockage géologique. Le présent amendement propose de les intégrer et d'étendre le dispositif aux autres méthodes d'élimination reconnues par le cadre de certification européen (CRCF).

L'amendement renvoie à la définition des absorptions permanentes de carbone du cadre de certification européen (règlement (UE) 2024/3012, dit CRCF), c'est-à-dire aux procédés qui stockent le carbone pendant plusieurs siècles. Les pratiques d'agrostockage et le stockage temporaire dans des produits, qui relèvent d'autres instruments, ne sont pas concernés.

Cet amendement a été travaillé avec l’AFEN et Carbon Gap.

Le texte exact de l'amendement

I. – À l’alinéa 34, substituer aux mots :

« ou d’aimants permanents de moteurs électriques pour le transport »

les mots :

« , d’aimants permanents de moteurs électriques pour le transport ou de dispositifs d’élimination du dioxyde de carbone ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 51, insérer les quatre alinéas suivants :

« 7° Pour la production de dispositifs d’élimination du dioxyde de carbone :

« a) La fabrication des équipements conçus pour la mise en œuvre d’activités d’absorption permanente de carbone au sens du règlement (UE) 2024/3012 du Parlement européen et du Conseil du 27 novembre 2024 établissant un cadre de certification de l’Union relatif aux absorptions permanentes de carbone, à l’agrostockage de carbone et au stockage de carbone dans des produits ;

« b) La fabrication des composants essentiels conçus et utilisés principalement comme intrants directs dans la production des équipements mentionnés au a ;

« c) L’extraction, la production, la transformation et la valorisation des matières premières critiques nécessaires à la production des équipements et des composants essentiels mentionnés respectivement au a et au b. »

III. – En conséquence, à l’alinéa 53, après la référence :

« 5° »

insérer les mots :

« et du 7° ».

IV. – En conséquence, à l’alinéa 54, après la référence :

« 5° »

insérer les mots :

« et du 7° ».

V. – Compléter cet article par les deux alinéas suivants :

« III. – Les dispositions du 7° du A du II de l’article 244 quater I du code général des impôts ne sont applicables qu’aux sommes venant en déduction de l’impôt dû.

« IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. »

C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.

Déposé par Daniel Labaronne EPR
Le vote, siège par siège

42 pour, 63 contre

42Pour
63Contre
78AbstentionsAbstention. Position exprimée d'un parlementaire présent qui choisit de ne voter ni pour ni contre. Ce n'est pas une absence : l'abstention est déclarée et publiée au compte rendu. lexique →
2Non-votantsNon-votant. Parlementaire qui ne pouvait pas prendre part au vote — président de séance, membre du Gouvernement, ou situation déclarée. Ce n'est ni une abstention ni une absence : les absents, eux, ne sont jamais publiés. lexique →
389Non mentionnésNon mentionnés. Les parlementaires dont le compte rendu d'un scrutin ne dit rien : ni pour, ni contre, ni abstention, ni non-votant. Leur nombre se déduit des effectifs, jamais leurs noms — ni l'Assemblée ni le Sénat ne publient les absents, et ce site n'en tire aucun indicateur d'assiduité. lexique →
Les sièges sont regroupés par groupe, dans l'ordre de préséance officiel — la place réelle de chaque parlementaire dans l'hémicycle n'est pas publiée, et ranger les groupes « de la gauche vers la droite » supposerait de les situer sur un axe idéologique. Un non-votant est un député que l'Assemblée déclare n'ayant pas pris part au scrutin, pour une cause qu'elle publie — présidence de l'Assemblée ou de la séance, appartenance au Gouvernement. Ce n'est ni une abstention, ni une absence. Les sièges les plus pâles sont ceux des députés dont le compte rendu ne fait pas mention : leur nombre est connu, jamais leur nom.
Le référendum citoyen

Et vous, comment auriez-vous voté ?

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Par groupe

Qui a voté quoi

GroupeRépartitionPourContreAbst.Non-votantsEffectif
RNmajoritairement abstention00650121
EPRen tête : pour (24 voix exprimées sur 90 membres)2301190
LFI-NFPen tête : contre (21 voix exprimées sur 70 membres)0210070
SOCen tête : pour (14 voix exprimées sur 68 membres)923068
DRen tête : pour (10 voix exprimées sur 47 membres)532047
ECOSen tête : contre (12 voix exprimées sur 38 membres)0120038
DEMen tête : abstention (9 voix exprimées sur 37 membres)324037
HORen tête : contre (14 voix exprimées sur 35 membres)1130135
LIOTen tête : contre (4 voix exprimées sur 23 membres)040023
GDRen tête : contre (5 voix exprimées sur 17 membres)140017
UDDPLRen tête : abstention (2 voix exprimées sur 17 membres)002017
NIen tête : contre (3 voix exprimées sur 11 membres)021011
Vote nominatif

Élu par élu

Député·eGroupeCirconscriptionVote
Yaël Braun-PivetEPRYvelines, 5ᵉ circonscriptionNon-votantprésidence de l'Assemblée
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHORSeine-Maritime, 9ᵉ circonscriptionNon-votantprésidence de la séance

2 député·e·s affiché·e·s sur les 185 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.

Tout se vérifie

Sources de ce scrutin

Compte rendu officiel

Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.

assemblee-nationale.fr ↗

Scrutin demandé par

Président du groupe "Ensemble pour la République"

Identifiant

VTANR5L17V9120

Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS

Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.