Aller au contenu
Adopté le 27 octobre 2026Assemblée nationaleScrutin ordinaireScrutin public ordinaire. Scrutin public décidé en cours de séance, généralement à la demande d'un président de groupe, souvent sur un amendement ou un article. Il se tient immédiatement. lexique → n° 9123

l'amendement n° 69 de M. Grenon et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

scrutin public ordinaire · Hémicycle · 159 votants · 79 voix requises

Porte sur : Projet de loi de finances pour 2027

En clair

De quoi il s'agit

  1. Sur quoi porte ce vote

    Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen : Projet de loi de finances pour 2027. Il porte le n° I-69 et modifie l'article 15.

  2. Ce que l'amendement propose

    Cet amendement vise à supprimer l’article 15, qui prévoit de reconduire pour un troisième exercice la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises et de rétablir la contribution exceptionnelle applicable aux grandes entreprises de transport maritime.

    Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.

  3. Ce qui a été décidé

    Adopté — l'amendement a été intégré au texte.

L'argumentaire complet de l'auteur — exposé sommaireExposé sommaire. Le court texte joint à un amendement, où son auteur explique ce qu'il veut changer et pourquoi. C'est un argumentaire, pas une description neutre — ce site le cite toujours en l'attribuant, jamais comme sa propre parole. lexique →, cité tel que publié

Cet amendement vise à supprimer l’article 15, qui prévoit de reconduire pour un troisième exercice la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises et de rétablir la contribution exceptionnelle applicable aux grandes entreprises de transport maritime.

Lire l'exposé complet (355 mots)

Cet amendement vise à supprimer l’article 15, qui prévoit de reconduire pour un troisième exercice la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises et de rétablir la contribution exceptionnelle applicable aux grandes entreprises de transport maritime.

La contribution sur les bénéfices des grandes entreprises avait été instaurée par la loi de finances pour 2025 comme une mesure temporaire destinée à répondre à une situation budgétaire exceptionnelle.

Après avoir été reconduite en 2026, le Gouvernement propose désormais de la prolonger une nouvelle fois.

Une contribution présentée comme exceptionnelle ne peut pourtant devenir, année après année, un instrument ordinaire de financement du déficit public.

Cette succession de prolongations affaiblit nécessairement la prévisibilité de notre système fiscal et la crédibilité des engagements pris par l’État.

Dans un pays où le taux de prélèvements obligatoires atteindrait 44,2 % du PIB en 2027, le redressement de nos finances publiques ne peut reposer continuellement sur de nouvelles contributions ou sur la prolongation d’impôts initialement présentés comme temporaires.

L’effort doit d’abord porter sur la maîtrise de la dépense publique et sur la recherche d’économies structurelles.

Les entreprises concernées comptent parmi celles qui investissent, produisent, exportent et sont directement exposées à la concurrence internationale.

Une fiscalité instable et régulièrement alourdie réduit leur visibilité, fragilise leurs décisions d’investissement et peut diminuer les moyens consacrés à la modernisation des outils de production, à l’emploi ainsi qu’aux commandes passées auprès de leurs fournisseurs.

Le seul niveau de chiffre d’affaires ne saurait, en outre, suffire à caractériser une capacité contributive exceptionnelle, les contraintes économiques variant fortement selon les secteurs d’activité.

L’article 15 prévoit également de rétablir une contribution spécifique sur le résultat d’exploitation des grandes entreprises de transport maritime, alors même que cette imposition, créée pour un seul exercice en 2025, n’avait pas été reconduite en 2026.

Une telle succession de créations, suppressions puis rétablissements participe là encore à l’instabilité de la norme fiscale et nuit à la visibilité indispensable aux acteurs économiques.

Pour ces raisons, le présent amendement propose de supprimer l’article 15 et de privilégier, pour le redressement des comptes publics, une réduction durable de la dépense plutôt qu’une nouvelle prolongation de prélèvements exceptionnels.

Le texte exact de l'amendement

Supprimer cet article. 

C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.

Déposé par Daniel Grenon NI

Ce scrutin portait sur cet amendement et sur d'autres, identiques, déposés par d'autres élus — c'est ce que dit son intitulé. L'Assemblée ne nomme que le premier d'entre eux ; les autres ont le même texte et chacun son exposé sommaire.

Le vote, siège par siège

79 pour, 77 contre

79Pour
77Contre
3AbstentionsAbstention. Position exprimée d'un parlementaire présent qui choisit de ne voter ni pour ni contre. Ce n'est pas une absence : l'abstention est déclarée et publiée au compte rendu. lexique →
2Non-votantsNon-votant. Parlementaire qui ne pouvait pas prendre part au vote — président de séance, membre du Gouvernement, ou situation déclarée. Ce n'est ni une abstention ni une absence : les absents, eux, ne sont jamais publiés. lexique →
413Non mentionnésNon mentionnés. Les parlementaires dont le compte rendu d'un scrutin ne dit rien : ni pour, ni contre, ni abstention, ni non-votant. Leur nombre se déduit des effectifs, jamais leurs noms — ni l'Assemblée ni le Sénat ne publient les absents, et ce site n'en tire aucun indicateur d'assiduité. lexique →
Les sièges sont regroupés par groupe, dans l'ordre de préséance officiel — la place réelle de chaque parlementaire dans l'hémicycle n'est pas publiée, et ranger les groupes « de la gauche vers la droite » supposerait de les situer sur un axe idéologique. Un non-votant est un député que l'Assemblée déclare n'ayant pas pris part au scrutin, pour une cause qu'elle publie — présidence de l'Assemblée ou de la séance, appartenance au Gouvernement. Ce n'est ni une abstention, ni une absence. Les sièges les plus pâles sont ceux des députés dont le compte rendu ne fait pas mention : leur nombre est connu, jamais leur nom.
Le référendum citoyen

Et vous, comment auriez-vous voté ?

Chargement…

Par groupe

Qui a voté quoi

GroupeRépartitionPourContreAbst.Non-votantsEffectif
RNen tête : pour (48 voix exprimées sur 121 membres)48000121
EPRen tête : pour (18 voix exprimées sur 90 membres)1422190
LFI-NFPen tête : contre (24 voix exprimées sur 70 membres)0240070
SOCen tête : contre (18 voix exprimées sur 68 membres)0180068
DRen tête : contre (11 voix exprimées sur 47 membres)470047
ECOSen tête : contre (16 voix exprimées sur 38 membres)0160038
DEMen tête : pour (6 voix exprimées sur 37 membres)420037
HORen tête : pour (7 voix exprimées sur 35 membres)511135
LIOTen tête : contre (1 voix exprimées sur 23 membres)010023
GDRen tête : contre (5 voix exprimées sur 17 membres)050017
UDDPLRen tête : pour (3 voix exprimées sur 17 membres)300017
NI110011
Vote nominatif

Élu par élu

Député·eGroupeCirconscriptionVote
Yaël Braun-PivetEPRYvelines, 5ᵉ circonscriptionNon-votantprésidence de l'Assemblée
Marie-Agnès Poussier-WinsbackHORSeine-Maritime, 9ᵉ circonscriptionNon-votantprésidence de la séance

2 député·e·s affiché·e·s sur les 161 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.

Tout se vérifie

Sources de ce scrutin

Compte rendu officiel

Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.

assemblee-nationale.fr ↗

Scrutin demandé par

Présidente du groupe "Rassemblement National"

Identifiant

VTANR5L17V9123

Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS

Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.