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Rejeté le 27 octobre 2026Assemblée nationaleScrutin ordinaireScrutin public ordinaire. Scrutin public décidé en cours de séance, généralement à la demande d'un président de groupe, souvent sur un amendement ou un article. Il se tient immédiatement. lexique → n° 9145

l'amendement n° 2629 de M. Coquerel après l'article 15 (examen prioritaire) du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

scrutin public ordinaire · Hémicycle · 172 votants · 85 voix requises

Porte sur : Projet de loi de finances pour 2027

En clair

De quoi il s'agit

  1. Sur quoi porte ce vote

    Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen : Projet de loi de finances pour 2027. Il porte le n° I-2629 et insère un article après l'article 15.

  2. Ce que l'amendement propose

    Par cet amendement, les députés LFI proposent d’inclure dans le régime des sociétés étrangères contrôlées les filiales de groupe français établies dans un Etat membre de l’Union européenne et soumises à un régime fiscal privilégié.

    Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.

  3. Ce qui a été décidé

    Rejeté — l'amendement n'a pas été retenu.

L'argumentaire complet de l'auteur — exposé sommaireExposé sommaire. Le court texte joint à un amendement, où son auteur explique ce qu'il veut changer et pourquoi. C'est un argumentaire, pas une description neutre — ce site le cite toujours en l'attribuant, jamais comme sa propre parole. lexique →, cité tel que publié

Par cet amendement, les députés LFI proposent d’inclure dans le régime des sociétés étrangères contrôlées les filiales de groupe français établies dans un Etat membre de l’Union européenne et soumises à un régime fiscal privilégié.

Lire l'exposé complet (277 mots)

Par cet amendement, les députés LFI proposent d’inclure dans le régime des sociétés étrangères contrôlées les filiales de groupe français établies dans un Etat membre de l’Union européenne et soumises à un régime fiscal privilégié.

Lorsqu’une filiale d’un groupe français est implantée dans un pays tiers à fiscalité avantageuse, ses bénéfices peuvent être réintégrés au résultat imposable de la société mère en France. Mais depuis la réforme de 2006, ce mécanisme ne s’applique aux filiales situées dans l’Union européenne que si leur détention constitue un “montage artificiel” destiné à contourner la loi fiscale française.

Cette clause de sauvegarde, conçue pour protéger les implantations économiques réelles, profite en pratique à des montages d’optimisation bien plus qu’à de véritables activités industrielles. Le Monde a ainsi établi que 29 des 37 groupes du CAC 40 ayant leur siège en France disposaient d’au moins 166 filiales au Luxembourg, dont la plupart sans activité commerciale identifiable. Ce traitement différencié incite en outre nos partenaires européens à pratiquer un dumping fiscal pour attirer ces structures, alimentant une course au moins-disant.

La rédaction actuelle du code est ainsi scandaleuse : la réintégration des bénéfices à la société mère ne s’applique pas aux filiales établies au sein de l’Union européenne, ni en l’absence de montage artificiel visant à éluder l’impôt. La conséquence directe en est implicite : les dispositifs d’évasion fiscale sont tolérés dès lors qu’ils sont localisés en Europe. Cette situation est intolérable et doit être corrigée dans les plus brefs délais.

Nous proposons donc de réattribuer à la société mère française les revenus d'une filiale soumise à une faible imposition, y compris lorsque celle-ci est établie dans un État membre de l'Union européenne.

Le texte exact de l'amendement

I. – L’article 209 B du code général des impôts est ainsi modifié :

1° Le II est abrogé ;

2° Le premier alinéa du III est ainsi rédigé :

« III. – Le I ne s’applique pas lorsque la personne morale établie en France démontre que les opérations de l’entreprise ou de l’entité juridique établie ou constituée hors de France ont principalement un objet et un effet autres que de permettre la localisation de bénéfices dans un État ou territoire où elle est soumise à un régime fiscal privilégié. »

II. – Le I s’applique aux exercices ou périodes d’imposition ouverts à compter du 1er janvier 2027.

C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.

Déposé par Éric Coquerel LFI-NFP et 69 cosignataires
Le vote, siège par siège

63 pour, 106 contre

63Pour
106Contre
3AbstentionsAbstention. Position exprimée d'un parlementaire présent qui choisit de ne voter ni pour ni contre. Ce n'est pas une absence : l'abstention est déclarée et publiée au compte rendu. lexique →
1Non-votantsNon-votant. Parlementaire qui ne pouvait pas prendre part au vote — président de séance, membre du Gouvernement, ou situation déclarée. Ce n'est ni une abstention ni une absence : les absents, eux, ne sont jamais publiés. lexique →
401Non mentionnésNon mentionnés. Les parlementaires dont le compte rendu d'un scrutin ne dit rien : ni pour, ni contre, ni abstention, ni non-votant. Leur nombre se déduit des effectifs, jamais leurs noms — ni l'Assemblée ni le Sénat ne publient les absents, et ce site n'en tire aucun indicateur d'assiduité. lexique →
Les sièges sont regroupés par groupe, dans l'ordre de préséance officiel — la place réelle de chaque parlementaire dans l'hémicycle n'est pas publiée, et ranger les groupes « de la gauche vers la droite » supposerait de les situer sur un axe idéologique. Un non-votant est un député que l'Assemblée déclare n'ayant pas pris part au scrutin, pour une cause qu'elle publie — présidence de l'Assemblée ou de la séance, appartenance au Gouvernement. Ce n'est ni une abstention, ni une absence. Les sièges les plus pâles sont ceux des députés dont le compte rendu ne fait pas mention : leur nombre est connu, jamais leur nom.
Le référendum citoyen

Et vous, comment auriez-vous voté ?

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Par groupe

Qui a voté quoi

GroupeRépartitionPourContreAbst.Non-votantsEffectif
RNen tête : contre (42 voix exprimées sur 121 membres)04200121
EPRen tête : contre (26 voix exprimées sur 90 membres)0260190
LFI-NFPen tête : pour (27 voix exprimées sur 70 membres)2700070
SOCen tête : pour (20 voix exprimées sur 68 membres)1802068
DRen tête : contre (13 voix exprimées sur 47 membres)0130047
ECOSen tête : pour (15 voix exprimées sur 38 membres)1500038
DEMen tête : contre (9 voix exprimées sur 37 membres)090037
HORen tête : contre (6 voix exprimées sur 35 membres)060035
LIOTen tête : contre (4 voix exprimées sur 23 membres)031023
GDRen tête : pour (3 voix exprimées sur 17 membres)300017
UDDPLRen tête : contre (4 voix exprimées sur 17 membres)040017
NIen tête : contre (3 voix exprimées sur 11 membres)030011
Vote nominatif

Élu par élu

Député·eGroupeCirconscriptionVote
Belkhir BelhaddadSOCMoselle, 1ʳᵉ circonscriptionAbstentionpar délégation
Laurent LharditSOCBouches-du-Rhône, 2ᵉ circonscriptionAbstention
Paul MolacLIOTMorbihan, 4ᵉ circonscriptionAbstention

3 député·e·s affiché·e·s sur les 173 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.

Tout se vérifie

Sources de ce scrutin

Compte rendu officiel

Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.

assemblee-nationale.fr ↗

Scrutin demandé par

Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"

Identifiant

VTANR5L17V9145

Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS

Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.