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Rejeté le 3 novembre 2026Assemblée nationaleScrutin ordinaireScrutin public ordinaire. Scrutin public décidé en cours de séance, généralement à la demande d'un président de groupe, souvent sur un amendement ou un article. Il se tient immédiatement. lexique → n° 9620

l'amendement n° 3693 de M. Jean-Philippe Tanguy après l'article 27 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

scrutin public ordinaire · Hémicycle · 128 votants · 55 voix requises

Porte sur : Projet de loi de finances pour 2027

En clair

De quoi il s'agit

  1. Sur quoi porte ce vote

    Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen : Projet de loi de finances pour 2027. Il porte le n° I-3693 et insère un article après l'article 27.

  2. Ce que l'amendement propose

    Le livret A est le placement des Français : 440 milliards d’euros d’encours à la fin de 2025, détenu par 83 % de nos compatriotes (Banque de France, Rapport sur l’épargne réglementée 2025).

    Première phrase de l'exposé, citée telle quelle — son auteur n'y annonce pas son intention en toutes lettres.

  3. Ce qui a été décidé

    L'Assemblée n'a pas publié de sort pour cet amendement.

L'argumentaire complet de l'auteur — exposé sommaireExposé sommaire. Le court texte joint à un amendement, où son auteur explique ce qu'il veut changer et pourquoi. C'est un argumentaire, pas une description neutre — ce site le cite toujours en l'attribuant, jamais comme sa propre parole. lexique →, cité tel que publié

Le livret A est le placement des Français : 440 milliards d’euros d’encours à la fin de 2025, détenu par 83 % de nos compatriotes (Banque de France, Rapport sur l’épargne réglementée 2025). Il est pourtant le seul produit d’épargne réglementée dont la rémunération n’est assortie d’aucune garantie de maintien du pouvoir d’achat. En 2022 et en 2023, son taux…

Lire l'exposé complet (789 mots)

Le livret A est le placement des Français : 440 milliards d’euros d’encours à la fin de 2025, détenu par 83 % de nos compatriotes (Banque de France, Rapport sur l’épargne réglementée 2025). Il est pourtant le seul produit d’épargne réglementée dont la rémunération n’est assortie d’aucune garantie de maintien du pouvoir d’achat. En 2022 et en 2023, son taux (1 % puis 2 % en 2022, 3 % en 2023) est resté très inférieur à l’inflation (5,2 % puis 4,9 % en moyenne annuelle selon l’INSEE) : en deux ans, les épargnants ont perdu près de six points de pouvoir d’achat sur leur épargne de précaution, soit de l’ordre de 20 milliards d’euros pour le seul livret A. Fixé à 1,7 % depuis le 1er août 2026, le taux est de nouveau inférieur à l’inflation attendue au second semestre, que l’INSEE évalue à 2,55 % en moyenne.

Ce phénomène a un nom : l’érosion monétaire, c’est-à-dire, selon le rapport d’information de la commission des finances sur la rémunération de l’épargne populaire et des classes moyennes (MM. Jean-Philippe Tanguy et François Jolivet, n° 1427, 14 mai 2025), la détérioration de la valeur réelle du pouvoir d’achat de l’épargne lorsque son rendement est inférieur à l’inflation. Le bilan en est, pour reprendre le mot des rapporteurs, terrible : selon la Fédération des associations indépendantes de défense des épargnants pour la retraite, citée par le rapport, les épargnants français ont perdu au moins 300 milliards d’euros de pouvoir d’achat entre 2021 et 2023 sur leurs dépôts bancaires, leurs livrets A et leurs contrats d’assurance-vie en euros ; selon la Banque de France, le rendement réel du livret A est systématiquement négatif depuis 2016 ; 1 000 euros placés sur un livret A en 2003 ne valaient que 1 400 euros en 2023. Parce que le capital nominal est garanti, cette perte est invisible pour l’épargnant, qui conserve son capital et en perd la valeur.

Elle n’est pas perdue pour tout le monde : l’épargne réglementée finance le logement social, la politique de la ville, la transition énergétique et les collectivités territoriales, sans que jamais soit donnée, relèvent les rapporteurs, la raison pour laquelle ces financements devraient être assurés par l’épargne des classes populaires et moyennes plutôt que par celle, mieux rémunérée, des ménages aisés ; les banques conservent à leur bilan 40 % des dépôts, dont le coût réel diminue à mesure que l’inflation augmente ; et l’État lui-même prélève chaque année sur le résultat du fonds d’épargne, en rémunération de sa garantie, un montant d’autant plus élevé que le livret A est moins rémunéré : 1,7 milliard d’euros attendus en 2026, en hausse de 0,9 milliard après les baisses de taux de 2025, et 1,1 milliard d’euros inscrits pour 2027. La sous-rémunération de l’épargne populaire fonctionne ainsi comme une taxe déguisée, prélevée sans vote sur les seuls ménages qui ne disposent pas d’autres placements, au profit de politiques publiques, de marges bancaires et du budget de l’État. Le présent amendement en tire une double conséquence : la loi doit garantir que l’épargne populaire ne perd pas de valeur, et l’État ne saurait conserver le produit de son érosion.

Le I garantit que le taux du livret A ne peut, à chacune de ses révisions, être inférieur à l’inflation constatée, mesurée par la moyenne semestrielle de la variation sur douze mois de l’indice des prix à la consommation hors tabac. Il ne modifie ni la formule, ni le calendrier des révisions, ni le rôle de la Banque de France : il érige en règle de droit le maintien du pouvoir d’achat, que l’arrêté du 27 janvier 2021 relatif aux taux d’intérêt des produits d’épargne réglementée ne retient aujourd’hui que comme motif d’une simple saisine du ministre, et il étend au livret A la protection dont bénéficie déjà le livret d’épargne populaire, dont la loi dispose qu’il doit permettre de placer des économies « dans des conditions qui en maintiennent le pouvoir d’achat » (article L. 221‑13 du code monétaire et financier).

Le II tire les conséquences de cette garantie sur les ressources de l’État en 2027. Le prélèvement opéré par l’État sur le fonds d’épargne est le solde du résultat du fonds après rémunération des dépôts centralisés ; afin que la protection du pouvoir d’achat des épargnants ne réduise pas la capacité du fonds à financer le logement social, ce prélèvement est diminué, en 2027, du coût que le plancher fait supporter au fonds, tel qu’évalué par la commission de surveillance de la Caisse des dépôts, qui se prononce déjà chaque année sur son montant. L’État ne saurait tirer une recette de l’érosion de l’épargne des Français.

Le gage est purement formel, il est demandé au Gouvernement de le lever.

Le texte exact de l'amendement

I. – L’article L. 221‑4 du code monétaire et financier est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Le taux de rémunération du livret A ne peut, à chacune de ses révisions, être inférieur à la moyenne, sur les six derniers mois connus, de la variation sur douze mois de l’indice des prix à la consommation hors tabac de l’ensemble des ménages établi par l’Institut national de la statistique et des études économiques, arrondie au dixième de point le plus proche. »

II. – Le montant du prélèvement opéré par l’État en 2027 sur le fonds d’épargne mentionné à l’article L. 221‑7 du code monétaire et financier, au titre de la rémunération de la garantie prévue à l’article 120 de la loi n° 2008‑1443 du 30 décembre 2008 de finances rectificative pour 2008, est réduit du coût supporté par ce fonds au cours de l’année 2027 en application du I, tel qu’il est évalué par la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations.

III. – Le I s’applique aux révisions du taux de rémunération du livret A postérieures à la promulgation de la présente loi.

IV. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.

Déposé par Jean-Philippe Tanguy RN

L'Assemblée ne publie pas le lien entre un scrutin et l'amendement voté. Celui-ci a été retrouvé par son numéro au sein du même dossier, puis vérifié sur le nom de son auteur.

Le vote, siège par siège

53 pour, 55 contre

53Pour
55Contre
20AbstentionsAbstention. Position exprimée d'un parlementaire présent qui choisit de ne voter ni pour ni contre. Ce n'est pas une absence : l'abstention est déclarée et publiée au compte rendu. lexique →
2Non-votantsNon-votant. Parlementaire qui ne pouvait pas prendre part au vote — président de séance, membre du Gouvernement, ou situation déclarée. Ce n'est ni une abstention ni une absence : les absents, eux, ne sont jamais publiés. lexique →
444Non mentionnésNon mentionnés. Les parlementaires dont le compte rendu d'un scrutin ne dit rien : ni pour, ni contre, ni abstention, ni non-votant. Leur nombre se déduit des effectifs, jamais leurs noms — ni l'Assemblée ni le Sénat ne publient les absents, et ce site n'en tire aucun indicateur d'assiduité. lexique →
Les sièges sont regroupés par groupe, dans l'ordre de préséance officiel — la place réelle de chaque parlementaire dans l'hémicycle n'est pas publiée, et ranger les groupes « de la gauche vers la droite » supposerait de les situer sur un axe idéologique. Un non-votant est un député que l'Assemblée déclare n'ayant pas pris part au scrutin, pour une cause qu'elle publie — présidence de l'Assemblée ou de la séance, appartenance au Gouvernement. Ce n'est ni une abstention, ni une absence. Les sièges les plus pâles sont ceux des députés dont le compte rendu ne fait pas mention : leur nombre est connu, jamais leur nom.
Le référendum citoyen

Et vous, comment auriez-vous voté ?

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Par groupe

Qui a voté quoi

GroupeRépartitionPourContreAbst.Non-votantsEffectif
RNen tête : pour (51 voix exprimées sur 121 membres)51000121
EPRen tête : contre (15 voix exprimées sur 90 membres)0141190
LFI-NFPen tête : abstention (13 voix exprimées sur 70 membres)0112070
SOCen tête : contre (15 voix exprimées sur 68 membres)0132068
DRen tête : contre (13 voix exprimées sur 47 membres)0130047
ECOSen tête : contre (7 voix exprimées sur 38 membres)061038
DEMen tête : contre (5 voix exprimées sur 37 membres)050037
HORen tête : abstention (3 voix exprimées sur 35 membres)012135
LIOTen tête : abstention (3 voix exprimées sur 23 membres)012023
GDR000017
UDDPLRen tête : pour (1 voix exprimées sur 17 membres)100017
NI110011
Vote nominatif

Élu par élu

Député·eGroupeCirconscriptionVote
José BeaurainRNAisne, 4ᵉ circonscriptionPour
Christophe BentzRNHaute-Marne, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Théo BernhardtRNBas-Rhin, 8ᵉ circonscriptionPour
Guillaume BigotRNTerritoire de Belfort, 2ᵉ circonscriptionPour
Emmanuel BlairyRNPas-de-Calais, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Matthieu BlochUDDPLRDoubs, 3ᵉ circonscriptionPour
Anthony BoulogneRNMeurthe-et-Moselle, 6ᵉ circonscriptionPour
Jérôme BuissonRNAin, 4ᵉ circonscriptionPour
Bruno ClavetRNPas-de-Calais, 3ᵉ circonscriptionPour
Caroline ColombierRNCharente, 3ᵉ circonscriptionPourpar délégation
Marc de FleurianRNPas-de-Calais, 7ᵉ circonscriptionPour
Hervé de LépinauRNVaucluse, 3ᵉ circonscriptionPour
Nicolas DragonRNAisne, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Alexandre DufossetRNNord, 18ᵉ circonscriptionPour
Aurélien DutrembleRNSaône-et-Loire, 3ᵉ circonscriptionPour
Auguste EvrardRNPas-de-Calais, 8ᵉ circonscriptionPour
Frédéric FalconRNAude, 2ᵉ circonscriptionPour
Muriel FiolRNVar, 6ᵉ circonscriptionPour
Guillaume FlorquinRNNord, 20ᵉ circonscriptionPour
Thierry FrappéRNPas-de-Calais, 10ᵉ circonscriptionPour
Laurence GardetRNGard, 6ᵉ circonscriptionPour
Jonathan GeryRNRhône, 8ᵉ circonscriptionPour
Yoann GilletRNGard, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Christian GirardRNAlpes-de-Haute-Provence, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Antoine GolliotRNPas-de-Calais, 5ᵉ circonscriptionPour
Florence GouletRNMeuse, 2ᵉ circonscriptionPour
Géraldine GrangierRNDoubs, 4ᵉ circonscriptionPour
Daniel GrenonNIYonne, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Julien GuibertRNNièvre, 2ᵉ circonscriptionPourpar délégation
Marine HameletRNTarn-et-Garonne, 2ᵉ circonscriptionPourpar délégation
Sébastien HumbertRNVosges, 4ᵉ circonscriptionPour
Pascal JenftRNMoselle, 5ᵉ circonscriptionPour
Tiffany JoncourRNRhône, 13ᵉ circonscriptionPour
Julie LechanteuxRNVar, 5ᵉ circonscriptionPourpar délégation
Gisèle LelouisRNBouches-du-Rhône, 3ᵉ circonscriptionPour
Christine LoirRNEure, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Alexandre LoubetRNMoselle, 7ᵉ circonscriptionPour
Claire Marais-BeuilRNOise, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Matthieu MarchioRNNord, 16ᵉ circonscriptionPour
Pascal MarkowskyRNCharente-Maritime, 4ᵉ circonscriptionPour
Patrice MartinRNSeine-Maritime, 6ᵉ circonscriptionPour
Michèle MartinezRNPyrénées-Orientales, 4ᵉ circonscriptionPour
Kévin MauvieuxRNEure, 3ᵉ circonscriptionPour
Serge MullerRNDordogne, 2ᵉ circonscriptionPour
Matthias RenaultRNSomme, 3ᵉ circonscriptionPour
Joseph RivièreRNRéunion, 3ᵉ circonscriptionPour
Sophie-Laurence RoyRNYonne, 2ᵉ circonscriptionPour
Anaïs SabatiniRNPyrénées-Orientales, 2ᵉ circonscriptionPourpar délégation
Emeric SalmonRNHaute-Saône, 2ᵉ circonscriptionPour
Anne SicardRNVal-d'Oise, 1ʳᵉ circonscriptionPour
Thierry TessonRNNord, 17ᵉ circonscriptionPour
Romain TonussiRNBouches-du-Rhône, 8ᵉ circonscriptionPour
Antoine VilledieuRNHaute-Saône, 1ʳᵉ circonscriptionPour

53 député·e·s affiché·e·s sur les 130 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.

Tout se vérifie

Sources de ce scrutin

Compte rendu officiel

Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.

assemblee-nationale.fr ↗

Scrutin demandé par

Président du groupe "Rassemblement National"

Identifiant

VTANR5L17V9620

Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS

Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.