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Rejeté le 4 novembre 2026Assemblée nationaleScrutin ordinaireScrutin public ordinaire. Scrutin public décidé en cours de séance, généralement à la demande d'un président de groupe, souvent sur un amendement ou un article. Il se tient immédiatement. lexique → n° 9695

l'amendement n° 2934 de M. de Courson à l'article 42 du projet de loi de finances pour 2027 (première lecture).

scrutin public ordinaire · Hémicycle · 168 votants · 79 voix requises

Porte sur : Projet de loi de finances pour 2027

En clair

De quoi il s'agit

  1. Sur quoi porte ce vote

    Un amendement — une modification proposée à un texte en cours d'examen : Projet de loi de finances pour 2027. Il porte le n° I-2934 et modifie l'article 42.

  2. Ce que l'amendement propose

    À défaut de supprimer ce mécanisme, il propose de relever de 100 millions d’euros le plafond applicable aux agences de l’eau dès 2027 et de l’indexer annuellement sur l’inflation à partir de 2028.

    Phrase écrite par l'auteur de l'amendement, citée telle quelle.

  3. Ce qui a été décidé

    L'Assemblée n'a pas publié de sort pour cet amendement.

L'argumentaire complet de l'auteur — exposé sommaireExposé sommaire. Le court texte joint à un amendement, où son auteur explique ce qu'il veut changer et pourquoi. C'est un argumentaire, pas une description neutre — ce site le cite toujours en l'attribuant, jamais comme sa propre parole. lexique →, cité tel que publié

Le présent amendement constitue un amendement de repli à la suppression du plafonnement des recettes des agences de l’eau, dit « plafond mordant ». À défaut de supprimer ce mécanisme, il propose de relever de 100 millions d’euros le plafond applicable aux agences de l’eau dès 2027 et de l’indexer annuellement sur l’inflation à partir de 2028. Le plafond actuel…

Lire l'exposé complet (454 mots)

Le présent amendement constitue un amendement de repli à la suppression du plafonnement des recettes des agences de l’eau, dit « plafond mordant ».
À défaut de supprimer ce mécanisme, il propose de relever de 100 millions d’euros le plafond applicable aux agences de l’eau dès 2027 et de l’indexer annuellement sur l’inflation à partir de 2028.
Le plafond actuel limite la capacité des agences de l’eau à répondre aux besoins croissants des territoires. Lorsque celui-ci est atteint, les recettes supplémentaires perçues par les agences ne renforcent plus leur capacité d’intervention et sont susceptibles d’être écrêtées au profit du budget général de l’État.
Cette situation apparaît d’autant plus problématique que les besoins d’investissement augmentent sous l’effet du changement climatique. Sécheresses, inondations, sécurisation de l’alimentation en eau potable, renouvellement des réseaux, restauration des milieux aquatiques, recharge des nappes, stockage et économies d’eau nécessitent une montée en puissance durable des investissements.
Dans le même temps, les territoires ont accepté d’accroître leur contribution. Dans le cadre des douzièmes programmes des agences de l’eau, les instances de bassin ont décidé d’augmenter les redevances afin de renforcer les moyens consacrés à la politique de l’eau et à l’adaptation au changement climatique.
À plafond inchangé, une partie croissante de ces recettes supplémentaires risque donc d’être écrêtée au lieu de financer les investissements pour lesquels elles ont été mobilisées.
Le dispositif actuel présente en outre une incohérence structurelle : alors que les recettes des agences et certains tarifs de redevances peuvent évoluer sous l’effet de l’inflation, le plafond auquel ces recettes sont soumises n’évolue pas automatiquement selon la même logique.
En l’absence d’indexation, l’inflation rapproche mécaniquement les recettes du plafond sans que cette progression nominale traduise une augmentation équivalente des moyens réels d’intervention des agences. Le plafond devient ainsi progressivement plus contraignant en euros constants.
Le présent amendement propose donc, en premier lieu, de relever de 100 millions d’euros le plafond dès 2027. Sur la base du plafond applicable en 2026, fixé à 2 482 620 000 euros, celui-ci serait porté à 2 582 620 000 euros avant prise en compte de l’inflation.
Il prévoit, en second lieu, d’indexer ce montant à compter de 2028 sur la prévision d’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac, puis de reconduire cette indexation chaque année.
Cette double évolution permet de répondre à deux objectifs complémentaires : donner immédiatement davantage de marges d’intervention aux agences de l’eau et éviter que le plafond ne devienne mécaniquement plus contraignant sous l’effet de l’inflation.
À défaut de supprimer le plafond mordant, il convient en effet au minimum d’éviter qu’il ne conduise à écrêter les recettes que les territoires ont eux-mêmes accepté de mobiliser pour financer la politique de l’eau et leur adaptation au changement climatique.

Le texte exact de l'amendement

Compléter cet article par les trois alinéas suivants :

« X. – Après le premier alinéa du 1 du III bis de l’article 46 de la loi n° 2011‑1977 du 28 décembre 2011 de finances pour 2012, est inséré un alinéa ainsi rédigé : 

« Le plafond annuel mentionné à la ligne 9 du tableau figurant au I de l’article 135 de la loi n° 2026‑103 de finances pour 2026 est indexé sur l’inflation par application d’une revalorisation appliquée chaque année à compter du 1er janvier 2028, dans les conditions prévues au chapitre II du titre III du livre 1er du code des impositions sur les biens et les services ».

« XI. – La perte de recettes pour l’État résultant du I est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.

C'est la rédaction juridique déposée : elle s'écrit en référence aux alinéas du texte examiné, et ne se lit pas seule.

Déposé par Charles de Courson LIOT et 4 cosignataires

L'Assemblée ne publie pas le lien entre un scrutin et l'amendement voté. Celui-ci a été retrouvé par son numéro au sein du même dossier, puis vérifié sur le nom de son auteur.

Le vote, siège par siège

59 pour, 98 contre

59Pour
98Contre
11AbstentionsAbstention. Position exprimée d'un parlementaire présent qui choisit de ne voter ni pour ni contre. Ce n'est pas une absence : l'abstention est déclarée et publiée au compte rendu. lexique →
1Non-votantsNon-votant. Parlementaire qui ne pouvait pas prendre part au vote — président de séance, membre du Gouvernement, ou situation déclarée. Ce n'est ni une abstention ni une absence : les absents, eux, ne sont jamais publiés. lexique →
405Non mentionnésNon mentionnés. Les parlementaires dont le compte rendu d'un scrutin ne dit rien : ni pour, ni contre, ni abstention, ni non-votant. Leur nombre se déduit des effectifs, jamais leurs noms — ni l'Assemblée ni le Sénat ne publient les absents, et ce site n'en tire aucun indicateur d'assiduité. lexique →
Les sièges sont regroupés par groupe, dans l'ordre de préséance officiel — la place réelle de chaque parlementaire dans l'hémicycle n'est pas publiée, et ranger les groupes « de la gauche vers la droite » supposerait de les situer sur un axe idéologique. Un non-votant est un député que l'Assemblée déclare n'ayant pas pris part au scrutin, pour une cause qu'elle publie — présidence de l'Assemblée ou de la séance, appartenance au Gouvernement. Ce n'est ni une abstention, ni une absence. Les sièges les plus pâles sont ceux des députés dont le compte rendu ne fait pas mention : leur nombre est connu, jamais leur nom.
Le référendum citoyen

Et vous, comment auriez-vous voté ?

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Par groupe

Qui a voté quoi

GroupeRépartitionPourContreAbst.Non-votantsEffectif
RNmajoritairement contre06100121
EPRen tête : contre (17 voix exprimées sur 90 membres)1160190
LFI-NFPen tête : pour (19 voix exprimées sur 70 membres)1900070
SOCen tête : pour (7 voix exprimées sur 68 membres)700068
DRen tête : abstention (15 voix exprimées sur 46 membres)267046
ECOSen tête : pour (14 voix exprimées sur 38 membres)1400038
DEMen tête : contre (9 voix exprimées sur 37 membres)072037
HORen tête : contre (8 voix exprimées sur 35 membres)161035
LIOTen tête : pour (6 voix exprimées sur 24 membres)600024
GDRen tête : pour (6 voix exprimées sur 17 membres)600017
UDDPLRen tête : contre (2 voix exprimées sur 17 membres)020017
NIen tête : pour (4 voix exprimées sur 11 membres)301011
Vote nominatif

Élu par élu

Député·eGroupeCirconscriptionVote
Anne-Laure BlinDRMaine-et-Loire, 3ᵉ circonscriptionAbstentionpar délégation
Jean-Luc BourgeauxDRIlle-et-Vilaine, 7ᵉ circonscriptionAbstention
Michel CriaudHORMorbihan, 1ʳᵉ circonscriptionAbstention
Lionel DuparayDRSaône-et-Loire, 5ᵉ circonscriptionAbstentionpar délégation
Thierry LigerDROrne, 2ᵉ circonscriptionAbstention
Jean-Paul MatteiDEMPyrénées-Atlantiques, 2ᵉ circonscriptionAbstention
Maud PetitDEMVal-de-Marne, 4ᵉ circonscriptionAbstention
Nicolas RayDRAllier, 3ᵉ circonscriptionAbstention
Raphaël SchellenbergerNIHaut-Rhin, 4ᵉ circonscriptionAbstention
Nicolas TryznaDRVal-de-Marne, 7ᵉ circonscriptionAbstention
Jean-Pierre VigierDRHaute-Loire, 2ᵉ circonscriptionAbstention

11 député·e·s affiché·e·s sur les 169 que le compte rendu de ce scrutin mentionne. Un vote « par délégation » est exprimé par un collègue, conformément au règlement.

Tout se vérifie

Sources de ce scrutin

Compte rendu officiel

Le scrutin tel que publié par Assemblée nationale, nom par nom.

assemblee-nationale.fr ↗

Scrutin demandé par

Présidente du groupe "La France insoumise - Nouveau Front Populaire"

Identifiant

VTANR5L17V9695

Jeu de données « Scrutins » · AN:SCRUTINS

Un scrutin public n'est pas une loi : celui-ci peut porter sur un amendement, une motion ou l'ensemble d'un texte. La plupart des votes de l'Assemblée ont lieu à main levée et ne donnent lieu à aucun décompte nominatif.